Rôle de la Musicotherapie Pour Lutter Contre l’Autisme

Mots clés : musicothérapie, autisme, traitement, musique

Résumé : L’objectif de cet article est de montrer le rôle important de la musicothérapie et mettre l’accent sur son pouvoir magique à lutter contre l’autisme auprès de l’enfant autiste. Une définition de cette anomalie est donnée. L’article montre les bienfaits de la musicothérapie en général et l’interaction de ce genre de thérapie pour lutter contre l’autisme.

1. Introduction

La musicothérapie utilise le son et la musique sous toutes ses formes, en tant que moyen d’expression et de communication. Elle a pour but de rétablir et de maintenir la santé psychique et physique. Il s’agit d’une approche globale qui met en jeu le corps, la sensorialité, l’affectivité ainsi que les facultés intellectuelles et mentales.

En musicothérapie, le son et la musique constituent les médiateurs dans la relation entre le patient et le musicothérapeute. Le recours à l’expression musicale distingue la musicothérapie des autres formes de thérapie. Cette particularité se fonde, entre autres, sur les qualités de pénétration et de contact du son, tels que rythme, mélodie, etc. ; sur ses effets physiologiques ; sur son pouvoir d’évocation, d’association et d’éveil des émotions ; sur son potentiel de stimulation de la créativité et d’accès à une dimension spirituelle.

L’expérience sensorielle sonore réalisée dans le cadre de ce processus favorise l’émergence de contenus intérieurs tels les affects, les tensions et les conflits latents. Elle facilite le remplacement progressif des mécanismes de défense pathologiques par l’introduction d’attitudes plus adéquates.

Pour la musicothérapie, aucune connaissance particulière en musique et en technique instrumentale n’est exigée du patient. L’événement relationnel représenté par l’accès personnel à la musique et au monde sonore est plus important que le fait de « faire de la musique ». La musicothérapie est appliquée chez les enfants, les adolescents et les adultes qui présentent les troubles les plus variés. Elle est pratiquée en groupe ou en séances individuelles.

Différentes techniques ou méthodes sont utilisées selon l’indication. L’improvisation spontanée à l’aide d’instruments et de la voix peut servir de base aux possibilités d’expression et de contact. L’écoute de la musique à partir d’enregistrements peut devenir un catalyseur de l’intervention thérapeutique.

Les domaines d’application de la musicothérapie sont tellement larges et les façons de la pratiquer tellement variées (instruments, types de musique…), que les études scientifiques n’ont pas réussi à en démonter les effets. Cette technique n’est donc pas reconnue, même si les médecins en constatent l’efficacité et l’utilisent beaucoup notamment dans les hôpitaux et dans le secteur socio éducatif.

Cet article s’articule autour de trois Sections. En plus de l’introduction, la Section 2 dévoile le rôle de la musicothérapie dans le traitement de l’autisme. Pour ce fait, une définition de l’autisme est donnée en premier lieu. En second lieu, les bienfaits de la musicothérapie sont exposés. Finalement, la Section 3 conclut l’article.

2. Rôle de la musicothérapie dans le traitement de l’autisme

Le rôle que la musicothérapie peut fournir vis-à-vis cette anomalie comportementale peux être cité et approuvé depuis le public cible (enfants autistes) et à partir des interactions remarquées au cours ou même après une succession de séances de musicothérapie.

La musicothérapie semble tout à fait adressée à des personnes, telles que les autistes ou souffrant de graves troubles de la communication. En effet, elle sert à :

  • améliorer et travailler les comportements sociaux en suscitant des interactions,
  • améliorer les habiletés communicationnelles, le degré d’attention, la motricité fine et les performances académiques,
  • diminuer les comportements inadéquats, de stress ou d’agressivité,
  • favoriser l’extériorisation des sentiments,
  • introduire de nouvelles actions (marcher, s’asseoir, dormir…),
  • et faire découvrir son corps et l’espace environnant à l’enfant autiste.
  • La sous section suivante donne une définition précise de l’autisme.

2.1. Définition de l’autisme

Les autistes ne sont ni fous, ni idiots, ni des anges, ni des êtres venus d’ailleurs. Ce sont des êtres humains secrètement piégés dans une affectivité mutilée. Ce serait une erreur de croire que les autistes ne ressentent rien.

L’autisme est un trouble neuro-développemental, qui se manifeste dès les premières années de la vie par une absence de réciprocité sociale et de réponse émotionnelle, des troubles du langage, des champs d’intérêt limités et des gestes répétitifs. On pourrait dire qu’il y a autant de formes d’autisme que d’autistes. Les anomalies comportementales et fonctionnelles, les signes neurologiques, le langage et le fonctionnement cognitif, les stéréotypies, la conceptualisation, diffèrent au plus haut point d’une personne à l’autre.

Ces maladies frappent entre 15 et 30 personnes pour 10 000 (chiffre 2003 publié par Autisme Québec) et sont en voie de développement rapide dans toutes les ethnies, et les couches sociales. Elles touchent plus souvent les garçons, sauf dans le cas du syndrome de Rett qui ne touche que les filles. Les causes sont encore imparfaitement connues. Il s’agit probablement d’une combinaison de différents facteurs encore mal définis. La piste génétique est actuellement privilégiée (anomalie chromosomique), ainsi que certains facteurs environnementaux, le traumatisme psychologique totalement écarté.

2.2 Les bienfaits de la musicothérapie

Les principaux apports de la musicothérapie sont les suivants:

  • amélioration de l’humeur et de la qualité de vie : particulièrement bien observée chez les patients hospitalisés et en soin de longue durée.
  • réduction du stress et de l’anxiété : très utilisée en soins palliatifs, avant une opération chirurgicale, en gynécologie obstétrique.
  • atténuation de la douleur : la musique diminue la perception de la douleur, et améliore de la tolérance à la douleur (arthrite rhumatoïde, troubles musculosquelettiques, arthrose,
  • douleur chronique, mal de dos, maux de tête….).
  • amélioration de la qualité de vie de personnes souffrant de schizophrénie.
  • soulagement de certains symptômes liés à l’autisme.
  • amélioration du sommeil.

La musicothérapie contribue également au développement de l’enfant et à l’amélioration des soins néonatals, au soulagement des symptômes liés à la maladie d’Alzheimer, à améliorer la coordination chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, à soulager certains symptômes de la dépression, etc.

Enfin, la musicothérapie est souvent conseillée pour améliorer les problèmes comportementaux ou d’inadaptation sociale, les handicaps physiques ou mentaux, les difficultés d’apprentissage, les retards scolaires… Elle est également employée pendant la grossesse pour favoriser la relation de la mère avec l’enfant à naître et auprès des personnes âgées en difficultés.

3. Conclusion

Bien qu’il soit impossible d’établir avec certitude des généralités dans le traitement de l’autisme, l’expérience montre qu’au bout d’un à deux mois soit 4 à 9 séances l’action du musicothérapeute et sa présence sont pleinement admises par le patient. D’un individu à l’autre et en fonction du contenu des interventions, l’intérêt peut être immédiat, progressif…

En résumé, plusieurs raisons montrent le rôle principal qu’occupe la musique vu son pouvoir d’adoucir les mœurs. Elle peut être également un outil thérapeutique intéressant pour les autistes. Pour un rendement plus efficace et intensifié de la musicothérapie, il est conseillé que cette thérapie soit accompagnée par différentes autres disciplines telles que la zoothérapie, l’ergothérapie ainsi la physiatrie spécialisée pour le bon déroulement des différents stades du traitement auprès des enfants autistes.

Source : www.hamadibaklouti.wordpress.com