Rôle de la Musicotherapie Pour Lutter Contre l’Autisme

Mots clés : musicothérapie, autisme, traitement, musique

Résumé : L’objectif de cet article est de montrer le rôle important de la musicothérapie et mettre l’accent sur son pouvoir magique à lutter contre l’autisme auprès de l’enfant autiste. Une définition de cette anomalie est donnée. L’article montre les bienfaits de la musicothérapie en général et l’interaction de ce genre de thérapie pour lutter contre l’autisme.

1. Introduction

La musicothérapie utilise le son et la musique sous toutes ses formes, en tant que moyen d’expression et de communication. Elle a pour but de rétablir et de maintenir la santé psychique et physique. Il s’agit d’une approche globale qui met en jeu le corps, la sensorialité, l’affectivité ainsi que les facultés intellectuelles et mentales.

En musicothérapie, le son et la musique constituent les médiateurs dans la relation entre le patient et le musicothérapeute. Le recours à l’expression musicale distingue la musicothérapie des autres formes de thérapie. Cette particularité se fonde, entre autres, sur les qualités de pénétration et de contact du son, tels que rythme, mélodie, etc. ; sur ses effets physiologiques ; sur son pouvoir d’évocation, d’association et d’éveil des émotions ; sur son potentiel de stimulation de la créativité et d’accès à une dimension spirituelle.

L’expérience sensorielle sonore réalisée dans le cadre de ce processus favorise l’émergence de contenus intérieurs tels les affects, les tensions et les conflits latents. Elle facilite le remplacement progressif des mécanismes de défense pathologiques par l’introduction d’attitudes plus adéquates.

Pour la musicothérapie, aucune connaissance particulière en musique et en technique instrumentale n’est exigée du patient. L’événement relationnel représenté par l’accès personnel à la musique et au monde sonore est plus important que le fait de « faire de la musique ». La musicothérapie est appliquée chez les enfants, les adolescents et les adultes qui présentent les troubles les plus variés. Elle est pratiquée en groupe ou en séances individuelles.

Différentes techniques ou méthodes sont utilisées selon l’indication. L’improvisation spontanée à l’aide d’instruments et de la voix peut servir de base aux possibilités d’expression et de contact. L’écoute de la musique à partir d’enregistrements peut devenir un catalyseur de l’intervention thérapeutique.

Les domaines d’application de la musicothérapie sont tellement larges et les façons de la pratiquer tellement variées (instruments, types de musique…), que les études scientifiques n’ont pas réussi à en démonter les effets. Cette technique n’est donc pas reconnue, même si les médecins en constatent l’efficacité et l’utilisent beaucoup notamment dans les hôpitaux et dans le secteur socio éducatif.

Cet article s’articule autour de trois Sections. En plus de l’introduction, la Section 2 dévoile le rôle de la musicothérapie dans le traitement de l’autisme. Pour ce fait, une définition de l’autisme est donnée en premier lieu. En second lieu, les bienfaits de la musicothérapie sont exposés. Finalement, la Section 3 conclut l’article.

2. Rôle de la musicothérapie dans le traitement de l’autisme

Le rôle que la musicothérapie peut fournir vis-à-vis cette anomalie comportementale peux être cité et approuvé depuis le public cible (enfants autistes) et à partir des interactions remarquées au cours ou même après une succession de séances de musicothérapie.

La musicothérapie semble tout à fait adressée à des personnes, telles que les autistes ou souffrant de graves troubles de la communication. En effet, elle sert à :

  • améliorer et travailler les comportements sociaux en suscitant des interactions,
  • améliorer les habiletés communicationnelles, le degré d’attention, la motricité fine et les performances académiques,
  • diminuer les comportements inadéquats, de stress ou d’agressivité,
  • favoriser l’extériorisation des sentiments,
  • introduire de nouvelles actions (marcher, s’asseoir, dormir…),
  • et faire découvrir son corps et l’espace environnant à l’enfant autiste.
  • La sous section suivante donne une définition précise de l’autisme.

2.1. Définition de l’autisme

Les autistes ne sont ni fous, ni idiots, ni des anges, ni des êtres venus d’ailleurs. Ce sont des êtres humains secrètement piégés dans une affectivité mutilée. Ce serait une erreur de croire que les autistes ne ressentent rien.

L’autisme est un trouble neuro-développemental, qui se manifeste dès les premières années de la vie par une absence de réciprocité sociale et de réponse émotionnelle, des troubles du langage, des champs d’intérêt limités et des gestes répétitifs. On pourrait dire qu’il y a autant de formes d’autisme que d’autistes. Les anomalies comportementales et fonctionnelles, les signes neurologiques, le langage et le fonctionnement cognitif, les stéréotypies, la conceptualisation, diffèrent au plus haut point d’une personne à l’autre.

Ces maladies frappent entre 15 et 30 personnes pour 10 000 (chiffre 2003 publié par Autisme Québec) et sont en voie de développement rapide dans toutes les ethnies, et les couches sociales. Elles touchent plus souvent les garçons, sauf dans le cas du syndrome de Rett qui ne touche que les filles. Les causes sont encore imparfaitement connues. Il s’agit probablement d’une combinaison de différents facteurs encore mal définis. La piste génétique est actuellement privilégiée (anomalie chromosomique), ainsi que certains facteurs environnementaux, le traumatisme psychologique totalement écarté.

2.2 Les bienfaits de la musicothérapie

Les principaux apports de la musicothérapie sont les suivants:

  • amélioration de l’humeur et de la qualité de vie : particulièrement bien observée chez les patients hospitalisés et en soin de longue durée.
  • réduction du stress et de l’anxiété : très utilisée en soins palliatifs, avant une opération chirurgicale, en gynécologie obstétrique.
  • atténuation de la douleur : la musique diminue la perception de la douleur, et améliore de la tolérance à la douleur (arthrite rhumatoïde, troubles musculosquelettiques, arthrose,
  • douleur chronique, mal de dos, maux de tête….).
  • amélioration de la qualité de vie de personnes souffrant de schizophrénie.
  • soulagement de certains symptômes liés à l’autisme.
  • amélioration du sommeil.

La musicothérapie contribue également au développement de l’enfant et à l’amélioration des soins néonatals, au soulagement des symptômes liés à la maladie d’Alzheimer, à améliorer la coordination chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, à soulager certains symptômes de la dépression, etc.

Enfin, la musicothérapie est souvent conseillée pour améliorer les problèmes comportementaux ou d’inadaptation sociale, les handicaps physiques ou mentaux, les difficultés d’apprentissage, les retards scolaires… Elle est également employée pendant la grossesse pour favoriser la relation de la mère avec l’enfant à naître et auprès des personnes âgées en difficultés.

3. Conclusion

Bien qu’il soit impossible d’établir avec certitude des généralités dans le traitement de l’autisme, l’expérience montre qu’au bout d’un à deux mois soit 4 à 9 séances l’action du musicothérapeute et sa présence sont pleinement admises par le patient. D’un individu à l’autre et en fonction du contenu des interventions, l’intérêt peut être immédiat, progressif…

En résumé, plusieurs raisons montrent le rôle principal qu’occupe la musique vu son pouvoir d’adoucir les mœurs. Elle peut être également un outil thérapeutique intéressant pour les autistes. Pour un rendement plus efficace et intensifié de la musicothérapie, il est conseillé que cette thérapie soit accompagnée par différentes autres disciplines telles que la zoothérapie, l’ergothérapie ainsi la physiatrie spécialisée pour le bon déroulement des différents stades du traitement auprès des enfants autistes.

Source : www.hamadibaklouti.wordpress.com

La Musique, un Outil Pour Traiter la Dyslexie

La Musique, un Outil Pour Traiter la DyslexieL’apprentissage de la musique agit sur ces mêmes circuits que ceux qui font défaut aux dyslexiques.

Plusieurs formes de dyslexie existent: dans la forme la plus fréquente, les enfants ont du mal à établir la relation entre les lettres et un son. Mais parfois, c’est plutôt la forme de la lettre qui est mal reconnue, soit en raison de difficultés à focaliser l’attention sur les lettres et les mots, soit en raison de troubles oculomoteurs. «Cela ne remet jamais en cause l’intelligence de l’enfant qui n’est pas affectée. Mais cela peut plomber toute une scolarité, en cas de retard au diagnostic», souligne Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne (Paris). Ainsi, la prise en charge des dyslexiques dépend des mécanismes responsables du trouble, d’où l’importance d’un bilan très complet réalisé par des professionnels.

Problèmes linguistiques
Lorsque c’est un problème de traitement de l’information phonologique qui est en cause, avec des difficultés à concevoir le son des mots, l’aide de l’orthophoniste est indispensable. «Des problèmes linguistiques étant souvent associés, il ne faut surtout pas laisser de côté ces petits problèmes de langage oral, mais traiter ces troubles dans leur globalité», insistent le Pr Michel Habib (CHU Marseille) et Franck Ramus (CNRS, Paris).
Deux à trois séances hebdomadaires pendant deux à trois ans, en moyenne, améliorent généralement grandement ces dyslexies. «Toutefois, même quand l’enfant a récupéré la lecture, l’orthographe reste peu naturelle pour lui, que ce soit en français ou dans les autres matières. C’est pourquoi il est demandé à ses professeurs de ne pas le pénaliser là-dessus.»
Lorsque les difficultés sont liées à une difficulté à focaliser l’attention sur les lettres et les mots, d’où une lecture anormalement lente, l’aide supplémentaire du neuropsychologue est bien utile: sont notamment concernés, les enfants atteints de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Parmi eux, les enfants touchés par des formes inattentives pures (et qui représentent 45 % des TDAH) échappent plus facilement au diagnostic car ils ne sont pas agités et ne gênent pas la classe.

Renforcer les connexions
Enfin, les enfants atteints de troubles oculomoteurs peuvent également rencontrer des difficultés pour lire et/ou pour écrire (dysorthographie) et, de façon générale, dans tout ce qui fait appel à la coordination motrice. Pour ceux-là, l’aide de l’orthoptiste (sorte de «kiné des yeux») et du psychomotricien est intéressante.
À côté de ces prises en charge classiques, d’autres initiatives existent. «Grâce à des données récentes d’imagerie, nous savons que l’apprentissage de la musique agit sur ces mêmes circuits que ceux qui font tant défaut aux dyslexiques. D’où l’idée d’utiliser la musique chez les dyslexiques, au cours de leur rééducation. Une note est écoutée, lue sur une portée, intégrée dans une phrase dans toutes ses dimensions (hauteur, timbre, rythme…), repérée sur un clavier grâce aux touches blanches et noires et enfin, jouée.
C’est bien cette simultanéité de l’arrivée dans le cerveau d’informations de sources différentes qui renforce les connexions et contribue à une amélioration. Nous sommes maintenant en train de développer cet outil et les moyens de tester son efficacité avec un laboratoire du CNRS marseillais», conclut le Pr Habib.

Source : www.lefigaro.fr

La Musicothérapie Pour le Bébé Prématuré

La Musicothérapie Pour le Bébé PrématuréLe nouveau-né qui arrive un peu avant son temps n’est pas tout à fait prêt encore à affronter le monde, mais il y est déjà. Son univers sensoriel, sonore, tactile, visuel est grandement sollicité. Comment la musique peut-elle l’aider à ne pas se sentir envahi et à développer un espace de sécurité?

Le corps sonore
L’audition est un sens qui s’active déjà à la phase fœtale. Le bébé, semble-t-il, pourrait percevoir dans son milieu aquatique les sons et les vibrations non seulement à travers l’ouïe, mais aussi à travers la peau et les os. Si nous considérons que nous sommes un corps vibrant, que nous résonnons aux sons qui nous entourent, il est intéressant d’envisager l’utilisation de la musique comme moyen de rejoindre le fœtus, le bébé ou le jeune enfant ainsi que les parents.

Commençons par la période prénatale. L’enfant à naître peut déjà percevoir et engraver dans sa mémoire corporelle, c’est-à-dire sensorielle, la voix de sa mère. Il est au cœur même de sa mère qui est elle-même un corps sonore. On dit souvent en musicothérapie que le corps humain est un instrument de musique, il est comme une caisse de résonance avec son ossature, sa musculature, sa peau, ses cordes vocales, son souffle, qui vibre au diapason de tout ce qui l’entoure. Nous sommes l’instrument à vent, mélodique. Nous sommes les percussions, rythmiques. Et la musique est cet alliage de mélodie, de rythme, de sonorité instrumentale… à laquelle nous vibrons et nous réagissons.

Les approches en musicothérapie
À partir de cette résonance, nous révélons notre propre identité sonore qui nous caractérise et c’est à partir de cet aspect unique que les musicothérapeutes travaillent. Ils guident l’enfant ou l’adulte sur le chemin de la croissance en l’aidant à puiser dans ses propres ressources.

Fondamentalement, la musique est expression et communication. D’ailleurs, le son fut l’un des tous premiers éléments essentiels à la survie chez les peuples anciens, un moyen d’expression et de communication. Ils communiquaient entre eux et à de très grandes distances par le son. Car l’oreille est notre système de vigilance et d’alarme. Nous développons dès la naissance, sinon dans le milieu utérin, un répertoire de reconnaissance de sons qui vont de l’agréable jusqu’à nous indiquer un danger. C’est ainsi que l’oreille nous conditionne à toutes sortes d’émotions, de plaisir, de peur, de surprises…

C’est pourquoi il est très intéressant de travailler en musicothérapie dès la grossesse. Il apparaît que la musique que la mère écoute pourrait aussi être entendue à partir de 4-5 mois de gestation par le fœtus. De même, nous savons que la musique peut procurer un sentiment de bien-être chez un individu, dans ce cas-ci la mère, donc il est possible que le bébé à naître en bénéficie aussi par extension.

En musicothérapie, nous utilisons principalement l’improvisation instrumentale et vocale, la composition et l’utilisation de chansons, l’audition de musique sélectionnée selon les besoins particuliers. Il est à noter qu’aucune connaissance musicale n’est nécessaire pour bénéficier d’une musicothérapie.

Le musicothérapeute a une formation universitaire en musique en plus d’avoir étudié les approches thérapeutiques, il est donc à même de potentialiser tous les éléments musicaux : rythme, mélodie, instrumentarium, styles divers… Il connaît un très large répertoire de musique, en passant par tous les styles, de l’époque grégorienne, baroque, romantique… jusqu’à nos jours avec la musique contemporaine et populaire… tout ça dans le but de répondre aux besoins individuels et de proposer des musiques auxquelles la personne peut s’identifier. Car on ne peut pas généraliser sur les effets de la musique, les goûts et les affinités sont très personnels. Il faut donc se méfier des « cassettes toutes faites » qui prétendent à des effets très spécifiques. Une musique de Mozart peut très bien rejoindre une personne dans ce qu’elle a besoin, mais cette même musique peut n’avoir aucune résonance pour une autre et c’est très bien ainsi.

Les musicothérapeutes travaillent donc avec les parents qui attendent un bébé en choisissant des musiques ou des chansons significatives. On peut aussi encourager les parents à improviser sur des instruments et avec la voix ou à composer des chansons personnalisées spécialement pour leur enfant.

Durant l’accouchement, il peut être intéressant de travailler avec les parents sur un montage sonore personnalisé pour accompagner les étapes de l’accouchement, par exemple durant les moments de récupération. Ce montage peut se composer de pièces instrumentales ou vocales enregistrées connues ou composées, de chansons significatives ou toutes autres compositions sonores qui rejoignent les parents.

Une fois l’enfant né, c’est une excellente d’idée de jouer les pièces ou les chansons entendues durant la grossesse afin d’établir une sécurité, un environnement sonore connu.

Emmailloter le bébé prématuré de sons sécurisants
Dans le cas d’un enfant prématuré, nous savons que tout milieu hospitalier de soins intensifs ou critiques engendre un stress considérable autant pour l’enfant que pour les parents : le va-et-vient, les alarmes des appareillages.

Le nouveau-né qui arrive un peu avant son temps n’est pas tout à fait prêt encore à affronter le monde, mais il y est déjà. Son univers sensoriel, sonore, tactile, visuel est grandement sollicité. Comment la musique peut-elle l’aider à ne pas se sentir envahi et à développer un espace de sécurité?

La musique a le pouvoir de capter l’attention et par le fait même, d’atténuer les sons environnants. Une des raisons est que la musique touche directement aux systèmes plus « primitifs » du cerveau qui demandent moins d’efforts cognitifs, entre autres le système limbique, siège de l’affect. La musique court-circuite le niveau cognitif ou intellectuel de l’enfant qui n’est pas encore à maturité, c’est le monde du senti qui est son principal lien avec le monde extérieur.

C’est pourquoi le développement de l’oreille de l’enfant et son environnement sonore sont cruciaux. Avant toute intervention, il faut être au fait des déficits auditifs et s’y ajuster. Les éléments de fluctuations, de volume dans la musique, de choix et de qualité sonore des instruments sont quelques-uns des aspects qu’il faut prendre en ligne de compte.

Ce qu’il y a d’exceptionnel avec la musique, c’est qu’elle s’adapte justement à tous les niveaux de fonctionnement. La musique choisie ou improvisée par le musicothérapeute devient comme un miroir sonore de l’enfant qui s’ajuste selon son évolution. Ainsi, l’enfant entend sa propre réciprocité dans le son.

La musique peut aussi servir d’enveloppe sonore, comme pour emmailloter l’enfant de sons sécurisants. Le premier instrument à utiliser est la voix, principalement la voix de la mère. C’est l’instrument le plus puissant et le plus intime à la fois. Quand l’enfant est collé sur sa poitrine, il sent toutes les vibrations que la voix produit, il est déjà familier avec la voix parlée, mais la voix murmurée, chantée, ajoute l’élément berceur de la mélodie, pleine d’une intention affective et aimante. Car l’enfant saisit très bien l’intention dans la voix même s’il ne comprend pas les mots.

On peut aussi lui faire entendre des pièces musicales instrumentales ou vocales choisies pour leur qualité mélodique et rythmique. Ici la simplicité est un élément essentiel. Il faut toujours se rappeler que l’individu qui écoute la musique doit pouvoir la soutenir, donc si l’intensité est trop grande, la musique va plutôt produire l’effet contraire et l’écraser; et si l’intensité est insuffisante, elle ne va pas rejoindre l’individu. La musique est toujours choisie en fonction du niveau physique et psychologique de l’enfant. Les comptines, les chansons folkloriques et traditionnelles sont excellentes à cause de leurs phrasés mélodiques et rythmiques simples faciles à se remémorer. Elles se sont transmises de génération en génération par voie orale.

Comment donc savoir si la musique est appropriée ou adéquate? L’un des meilleurs guides pour en saisir l’impact sur l’enfant est son langage corporel, son état de tension ou de détente, ses signes vitaux (pression artérielle, pulsation, respiration) et la prise de poids chez l’enfant prématuré. Ce qu’il faut se rappeler le plus, c’est qu’il faut protéger l’oreille de l’enfant, en même temps qu’il faut l’exposer à des sons signifiants et qui contribuent positivement à son développement.

De retour à la maison

Une fois de retour à la maison, il est important d’instituer un environnement sonore adéquat. À quoi voulons-nous exposer l’enfant? À une structure sonore sécurisante, stable ou à une pollution sonore et des bruits inutiles et agressants qui sèment la confusion?

La première étape est de faire « l’inventaire » des sons qui nous entourent, d’abord à la maison, car ce sera le premier nid de l’enfant à l’extérieur du ventre de la mère. Il y a évidemment des sons que nous subissons, mais dans la mesure du possible, il faut tenter d’éliminer les sons inutiles, comme la télévision ou la radio si personne ne l’écoute.

Par la suite, il peut être intéressant d’avoir un espace un peu « sacré » qui installe une atmosphère, un lieu pour écouter une musique choisie, agréable tant pour les parents que pour l’enfant. Ce temps peut se partager durant l’allaitement ou tout simplement à un moment de la journée que l’on veut presque un rituel souple, afin de développer l’anticipation, le plaisir et la détente.

Il est aussi très important pour le développement affectif de l’enfant de lui chanter des chansons personnalisées, improvisées sur le moment. On le sait, dès l’Antiquité, Platon lui-même avait observé le comportement de l’enfant qui s’apaise à l’écoute d’une berceuse.

Le développement de l’enfant
Quand l’enfant grandit, la musique contribue de façon exceptionnelle à son développement global, quels que soient l’âge ou les difficultés physiques, cognitives ou affectives. En voici quelques exemples. Les chansons personnalisées l’aident à développer son identité personnelle et sa créativité. Les activités de rythmique contribuent à son développement moteur. L’improvisation instrumentale développe ou peut aider à corriger la latéralisation quand l’enfant joue d’un instrument. Elle contribue aussi à la socialisation quand les enfants partagent et jouent en petit groupe sur des instruments adaptés à leurs capacités.

En musicothérapie, il faut garder en tête que le but n’est pas éducatif même si les activités et les résultats peuvent sembler les mêmes. L’objectif principal est que l’enfant développe son potentiel maximum à l’aide de la musique. La musique qui est source de créativité où l’enfant s’exprime à sa façon, à son rythme, selon ce qu’il est. En musicothérapie, aucune forme d’expression n’est imposée. Le but n’est pas l’apprentissage en tant que tel d’un instrument. Par contre, l’impact de la thérapie et de la musique pourra peut-être favoriser des apprentissages généraux. Car la musique comporte une structure qui encadre, qui fait appel aux deux hémisphères cérébraux, donc autant du côté analytique qu’intuitif.

Il existe parfois des malentendus quant à la définition de la musicothérapie. Ce qu’il faut se rappeler, c’est que la musique peut être thérapeutique pour plusieurs qui en font ou en écoutent et c’est excellent! Mais quand nous parlons de recevoir des services de musicothérapie, c’est qu’ils sont dispensés par une personne qualifiée, professionnelle qui s’est spécialisée dans le domaine de la santé, de l’éducation ou des services sociaux, qui a reçu une formation universitaire en musique et en thérapie. Parce que oui, nous le répétons souvent, tout un chacun peut provoquer des effets physiologiques et affectifs avec la musique. Mais qu’arrive-t-il au moment de récupérer ces mêmes effets si nous ne sommes pas thérapeutes? De plus, dans le cas de la prématurité, la connaissance de l’oreille et des déficits associés est cruciale.

Le musicothérapeute, de plus, maîtrise les éléments musicaux et sait comment les utiliser de façon optimale. Il conduit une évaluation initiale qui sert à dresser un portrait musical, expressif, communicatif de l’enfant. Ce ne sont pas du tout les compétences musicales qui sont évaluées, mais plutôt la façon d’utiliser la musique pour s’exprimer. Par la suite, ce sont les ressources de l’enfant ou des parents qui sont utilisées pour développer l’expression et la communication ou tout autre objectif poursuivi.

Pour votre usage personnel, afin de vous bâtir une discographie intéressante pour la famille, nous vous recommandons d’emprunter des disques dans les bibliothèques ou d’assister à des concerts de toutes sortes, afin que vous puissiez trouver la musique qui vous convient le mieux à vous et à l’enfant. C’est un peu comme en cuisine, il y a d’infinies possibilités! Il faut explorer, être curieux, offrir à tous nos sens l’expérience de la découverte. Car la musique est aussi couleur, goût, senti…

Par contre, si vous désirez des services de musicothérapie, il est important de vérifier la formation et l’appartenance à une association professionnelle, car le musicothérapeute est aussi soumis à un code de déontologie dans sa pratique.

Source : www.mamanpourlavie.com

Top 12 Brain-Based Reasons Why Music as Therapy Works

Top 12 Brain-Based Reasons Why Music as Therapy WorksThere are over 5,000 board-certified music therapists in the United States. And there’s one question we get asked daily:

What is music therapy?
According to the American Music Therapy Association, “Music Therapy is the clinical and evidence-based use of music interventions to accomplish individualized goals within a therapeutic relationship by a credentialed professional who has completed an approved music therapy program.”

Simply put, we use music to make your life better. Whether you need help socially, cognitively, physically, emotionally, or developmentally, music can help you get better…and music therapists are well-trained on how to do that.

What’s more interesting, though, is why it works. When used properly, music can be an incredibly powerful treatment tool. And not just because it’s fun, relaxing, and motivating, but because music has a profound impact on our brains and our bodies.

So here are my top 12 brain-based reasons why music works in therapy:

  1. Music is a core function in our brain. Our brain is primed early on to respond to and process music. Research has shown that day-old infants are able to detect differences in rhythmic patterns. Mothers across cultures and throughout time have used lullabies and rhythmic rocking to calm crying babies. From an evolutionary standpoint, music precedes language. We don’t yet know why, but our brains are wired to respond to music, even though it’s not “essential” for our survival.
  2. Our bodies entrain to rhythm. Have you ever walked down the street, humming a song in your head, and noticed that you’re walking to the beat? That’s called entrainment. Our motor systems naturally entrain, or match, to a rhythmic beat. When a musical input enters our central nervous system via the auditory nerve, most of the input goes to the brain for processing. But some of it heads straight to motor nerves in our spinal cord. This allows our muscles to move to the rhythm without our having to think about it or “try.” It’s how we dance to music, tap our foot to a rhythm, and walk in time to a beat. This is also why music therapists can help a person who’s had a stroke re-learn how to walk and develop strength and endurance in their upper bodies.
  3. We have physiologic responses to music. Every time your breathing quickens, your heart-rate increases, or you feel a shiver down your spine, that’s your body responding physiologically to music. Qualified music therapists can use this to help stimulate a person in a coma or use music to effectively help someone relax.
  4. Children (even infants) respond readily to music. Any parent knows that it’s natural for a child to begin dancing and singing at an early age. My kids both started rocking to music before they turned one. And have you seen the YouTube video of the baby dancing to Beyonce? Children learn through music, art, and play, so it’s important (even necessary) to use those mediums when working with children in therapy.
  5. Music taps into our emotions. Have you ever listened to a piece of music and smiled? Or felt sad? Whether from the music itself, or from our associations with the music, music taps into our emotional systems. Many people use this in a “therapeutic” way, listening to certain music that makes them feel a certain way. The ability for music to easily access our emotions is very beneficial for music therapists.
  6. Music helps improve our attention skills. I was once working with a 4-year-old in the hospital. Her 10-month-old twin sisters were visiting, playing with Grandma on the bed. As soon as I started singing to the older sister, the twins stopped playing and stared at me, for a full 3 minutes. Even from an early age, music can grab and hold our attention. This allows music therapists to target attention and impulse control goals, both basic skills we need to function and succeed.
  7. Music uses shared neural circuits as speech. This is almost a no-brainer (no pun intended), but listening to or singing music with lyrics uses shared neural circuits as listening to and expressing speech. Music therapists can use this ability to help a child learn to communicate or help someone who’s had a stroke re-learn how to talk again.
  8. Music enhances learning. Do you remember how you learned your ABCs? Through a song! The inherent structure and emotional pull of music makes it an easy tool for teaching concepts, ideas, and information. Music is an effective mnemonic device and can “tag” information, not only making it easy to learn, but also easy to later recall.
  9. Music taps into our memories. Have you ever been driving, heard a song on the radio, then immediately been taken to a certain place, a specific time in your life, or a particular person? Music is second only to smell for it’s ability to stimulate our memory in a very powerful way. Music therapists who work with older adults with dementia have countless stories of how music stimulates their clients to reminisce about their life.
  10. Music is a social experience. Our ancestors bonded and passed on their stories and knowledge through song, stories, and dance. Even today, many of our music experiences are shared with a group, whether playing in band or an elementary music class, listening to jazz at a restaurant, or singing in church choir. Music makes it easy for music therapists to structure and facilitate a group process.
  11. Music is predictable, structured, and organized–and our brain likes it! Music often has a predictable steady beat, organized phrases, and a structured form. If you think of most country/folk/pop/rock songs you know, they’re often organized with a verse-chorus structure. They’re organized in a way that we like and enjoy listening to over and over again.
  12. Even sound waves that make up a single tone or an entire chord are organized in mathematical ratios–and our brains really like this predictability and structure.
    Music is non-invasive, safe and motivating. We can’t forget that most people really enjoy music. This is not the most important reason why music works in therapy, but it’s the icing on the cake.

Source : www.brainhq.com

Le Pouvoir de la Musicothérapie pour Traiter l’Autisme

Le Pouvoir de la Musicothérapie pour Traiter l'AutismeLa musicothérapie ou thérapie musicale est une méthode de traitement relativement nouvelle pour les patients autistes, mais souvent oubliée lorsque l’on discute des différentes options. Les patients qui suivent une musicothérapie ont souvent des améliorations au niveau du tempérament et de l’apprentissage. La musique se connecte à la partie non-verbale de notre cerveau, ce qui en fait un traitement idéal pour les troubles dans lesquels le patient a des difficultés à communiquer, comme l’autisme. Faites des recherches sur cette méthode de traitement novatrice si vous cherchez une nouvelle aide pour votre enfant.

La musicothérapie est efficace parce qu’elle peut être utilisée en conjonction avec l’apprentissage des compétences sociales. La musique est très utile pour les patients, et de nombreux jeux peuvent être faits en utilisant la musique pour aider à améliorer les compétences sociales et comportementales. En encourageant un contact visuel tout en chantant ou en utilisant des instruments, la thérapie musicale peut aider les personnes autistes à briser les barrières sociales.

La musicothérapie peut aider les enfants, ainsi que les patients autistes plus âgés, à développer les compétences de la parole. La musique est un moyen de relier les fonctions verbales et non verbales dans le cerveau. Les autistes peuvent avoir diverses formes de troubles de la parole. Certains ne peuvent que fredonner, grogner, ou faire d’autres bruitages, tandis que d’autres s’exercent à des phrases absurdes, des babillements ou des cris. D’autres arrivent à mettre sur pied des phrases pour communiquer avec le monde, bien que celles-ci manquent généralement d’émotion. Les personnes autistes sont connues pour parler d’une voix monotone. Cependant, peu importe la façon dont l’individu se comporte avec la parole, il ou elle peut participer à une musicothérapie en tapant des rythmes ou en fredonnant.

Les autistes sont généralement jugés particulièrement aptes à la musique. Certains, par exemple, ont l’oreille absolue. D’autres peuvent très bien jouer d’un instrument particulier, avec peu d’instruction. Même si votre enfant ne montre aucune capacité au génie musical, vous pourrez souvent constater que la personne autiste a des capacités musicales qui dépassent ses autres capacités. Un thérapeute musical peut utiliser la musique comme un moyen de lier ce type d’apprentissage avec d’autres types d’apprentissage, non seulement comme pour le développement du langage et le développement social du comportement tel que discuté précédemment, mais aussi comme un moyen de communiquer ses émotions et de développer sa mémoire.

En utilisant toutes ces techniques en conjonction avec une autre, la musicothérapie peut faire des merveilles avec des autistes. Les professionnels qualifiés peuvent utiliser la musique pour enseigner aux enfants et à d’autres comment communiquer de façon non verbale, ce qui rend plus facile l’apprentissage pour les patients. Faites des recherches sur la possibilité d’entamer une musicothérapie à votre enfant en parallèle à un autre traitement.

Une vidéo super intéressante sur le traitement de l’autisme par le biais de la musique, elle est en anglais mais les images parlent d’elles-même :

https://youtu.be/OFLJJlOCVsw

Source : www.autismeenfance.blogspot.com

La Musique, Mémoire Emotionnelle

La Musique, Mémoire EmotionnelleElle est à la fois un « traditionnel » jukebox qui permet de choisir une sélection de titres, et un outil à visée thérapeutique. Une fonction « animations » enrichit l’aspect participatif, avec notamment un karaoké adapté et des quizz musicaux. Des biographies d’artistes et des livres audio sont également disponibles.

L’établissement a répondu à un appel à projets de la Caisse d’Épargne de Tours, qui a entièrement financé la borne pour un montant de 3 000 €. Le projet a été choisi pour ses critères d’innovation et les solutions qu’il apporte à la dépendance. La borne redonne une part d’autonomie aux personnes âgées grâce une utilisation simple et conviviale, qui permet aux résidents de choisir leurs morceaux. La musique contribue à lutter contre l’anxiété, à éveiller les sens et les souvenirs. Chez les personnes âgées ou certains malades, elle peut agir contre le sentiment de ne pas exister.

Les membres du personnel contribuent aussi à l’ambiance musicale, ainsi que les familles. Chacun peut s’approprier la borne et choisir un morceau ou une sélection qui lui plaît. L’animatrice prévoit des jeux musicaux et des ateliers de mémoire en chansons : « La musique est le centre d’intérêt principal des personnes âgées. Elle touche chacune d’entre elles et sollicite leur mémoire émotionnelle, y compris chez les malades d’Alzheimer. Ils sont capables de retrouver des chansons et de les chanter par cœur ».

L’établissement a tenu à remercier les représentants de la Caisse d’Épargne et les a reçus en avril. Les résidents leur ont fait une petite démonstration et ont expliqué ce que la borne leur apporte au quotidien. L’animatrice : « Rolande, résidente, passe son temps à danser et Christian, très pédagogue, explique le maniement aux autres. Certains restent même tard le soir pour écouter la musique qu’ils ont choisie ou jouer avec les différentes animations proposées ». Autour de la borne s’est créé un nouveau lieu de vie qui en fait une attraction de l’établissement.

Source : www.fondationpartageetvie.org

Les Mille Effets de la Musique

Musique classique, jazz, folk ou techno : chaque musique influe sur notre psychisme et sur nos comportements. En diffusant telle ou telle mélodie dans un cabinet médical, dans un réfectoire scolaire ou dans une salle de sport, les psychologues modulent nos réactions.

Mendelssohn : la mélodie de l’altruisme

Certaines musiques rendent-elles généreux ? D’autres égoïstes ? Les psychologues Rona Fried et Leonard Berkowitz, de l’Université de New York, ont fait écouter à des étudiants trois types de musiques : une musique calme, une musique stimulante et une musique jugée « désagréable ». La musique calme était Songs without Words, Opus 19 n°1 en Mi mineur et Opus 38 n°4 en La majeur de Felix Mendelssohn ; la musique stimulante était un air de Duke Ellington (One o’clock jump) et la musique perçue comme désagréable était Meditations de John Coltrane.

Après l’audition, chaque étudiant pouvait rentrer chez lui, mais au moment où il s’apprêtait à le faire, l’expérimentatrice lui annonçait qu’elle avait un service à lui demander : il s’agissait de l’aider à réaliser un travail commandé par un professeur de l’université ; elle prétendait avoir très peu de temps, et sollicitait de l’aide pour se tirer de ce mauvais pas.

En l’absence de musique, 60 pour cent des étudiants ont consenti à l’aider. Après l’écoute de Mendelssohn, ce chiffre a atteint 90 pour cent, la musique stimulante ne produisant pas d’amélioration notable, et la musique désagréable provoquant une baisse de 15 pour cent des bonnes volontés. On sait par ailleurs qu’une humeur positive activée par des stimulus extérieurs favorise l’assistance à autrui, tandis qu’une humeur négative a des effets contraires. La musique intervenant sur l’humeur, les chiffres seraient expliqués par cet amorçage de l’humeur.

Autre explication : la capacité de la musique à renforcer les relations sociales. La psychologue Maria Regina et ses collègues de l’Institut de psychologie de Saõ Paulo au Brésil ont révélé que lorsque des enfants écoutent des chansons typiques de différents pays (Petit papa Noël, Douce nuit, etc.), ils se parlent plus et jouent davantage ensemble. D’autres études ont révélé que la musique diffusée pendant un don de sang favorise les dons ultérieurs, notamment chez des personnes qui ne sont que des donneurs occasionnels ou des premiers donneurs.

Musique douce : antidouleur

Certaines musiques semblent atténuer la perception de la douleur, par exemple chez le dentiste ou lors d’interventions médicales bénignes, mais parfois déplaisantes. Ainsi, Y. Chan, de l’Hôpital Queen Mary à Hong Kong, a étudié des patients subissant une coloscopie (une sonde est introduite dans le tube digestif). Il faisait subir cet examen avec ou sans musique, puis demandait aux patients de remplir des questionnaires destinés à évaluer la douleur ressentie. On diffusait à ceux qui étaient exposés à de la musique des chansons d’amour au rythme lent. Y. Chan a montré que la musique réduisait l’intensité de la douleur ressentie, ainsi que l’état d’anxiété. Il a constaté que les scores de douleur subjective étaient nettement réduits en présence de musique.

Ces observations confirment des mesures réalisées sur les mouvements ou contractions musculaires involontaires qui accompagnent la sensation douloureuse. De telles mesures révèlent que des adolescentes subissant un examen gynécologique manifestent moins de tensions musculaires (raidissement des muscles des bras et des jambes) ou de comportements de douleur (grimaces) lorsque l’examen se déroule dans une ambiance musicale apaisante.

Musique classique : antiviolence

Comment minimiser les comportements turbulents des élèves dans la cantine d’un collège ? Une expérience inédite a été réalisée par la psychologue Lynne Chalmers et ses collègues, de l’Université du Dakota du Nord : ils ont passé de la musique classique dans le réfectoire et ont observé des résultats tout à fait probants.

Cette expérience a été conduite auprès de 1 000 enfants scolarisés entre le CE2 et le CM2. Pendant une période de trois mois, l’équipe a procédé à des mesures du niveau sonore dans le réfectoire et du comportement des enfants, selon que l’on diffusait de la musique classique ou de la musique pop pendant le repas. Les résultats ont ainsi révélé que, comparativement à l’absence de musique, on observe une baisse de six décibels dans le réfectoire (soit sept pour cent du volume sonore habituel) lorsque l’on diffuse de la musique classique, et dix décibels (12 pour cent du volume sonore habituel) lorsqu’il s’agit de musique pop. Dès que l’on arrête la diffusion de la musique, le volume sonore augmente aussitôt. En ce qui concerne les comportements des enfants, le personnel de service a mesuré une baisse spectaculaire de 55 pour cent des gestes de comportement agressif (coups, jets d’objets), des insultes ou impolitesses, de la mauvaise tenue et du non-rangement des affaires lors du départ. Cette diminution des comportements agressifs ou turbulents s’observe tout particulièrement avec la musique classique. En outre, l’équipe a recensé le nombre d’impacts d’aliments sur les murs en présence ou en absence de musique classique : une baisse notable du nombre d’impacts a été constatée en situation de musique classique.

Musique de dessin animé : arithmétique

La musique peut améliorer vos performances en arithmétique ! Par exemple, Susan Hallam et ses collègues de l’Institut d’éducation de Londres ont proposé des problèmes d’arithmétique à des enfants de 10 ou 11 ans, soit dans un environnement musical (une musique de type Walt Disney), soit en l’absence de musique. La tâche durait 15 minutes, et les mesures effectuées par l’équipe londonienne ont montré que les enfants plongés dans l’environnement musical ont effectué en moyenne 36 problèmes contre 27,3 lorsqu’ils devaient travailler dans le silence. À quand les musiques de Tom & Jerry en classe de collège pendant les examens ?

Ces résultats confortent d’autres travaux qui établissent un lien entre performances cognitives et musique. Il a ainsi été démontré que la musique a des effets calmants auprès d’enfants hyperactifs, et accroît leurs performances en mathématiques, d’autres études ayant constaté des effets positifs de la musique de Mozart sur la concentration d’enfants présentant des difficultés.

Techno : performance physique

À l’heure où les scandales sportifs sur les produits dopants sont quasi quotidiens, un nouveau produit stimulant pourrait voir le jour. Indolore, indétectable, peu coûteux et sans risque : la musique.

Nancy Becker et ses collègues du Collège Ursinus de Pennsylvanie ont fait passer un exercice physique à des enfants de 9 à 11 ans, à des adultes de 18 à 55 ans et à des seniors âgés de 60 à 80 ans. Les participants devaient faire du vélo d’appartement pendant deux minutes, et parcourir la plus grande distance pendant ce laps de temps. Certains pédalaient sur fond de musique techno, d’autres sur fond de musique douce, d’autres enfin dans le silence. La musique techno se révèle particulièrement « dopante » : alors qu’en l’absence de musique, les sujets ont effectué en moyenne 1,2 kilomètre, ils ont atteint 1,57 kilomètre avec de la musique douce, et 1,62 avec de la musique techno, cet effet ayant été observé aussi bien pour les enfants que pour les adultes, même les plus âgés.

Une seconde expérience a révélé qu’en diffusant de la musique avant l’exercice, mais en l’arrêtant juste avant l’exercice, on obtient également une amélioration des performances sportives. Pour les chercheurs, le rythme de la musique prépare le corps à l’effort et à la résistance, ce que les fanfares militaires savent depuis la nuit des temps…

Musique et maladie d’Alzheimer

Dans certains cas, la musique peut être utilisée à des fins thérapeutiques. Melissa Brotons et Susan Koger, de l’Université de l’Oregon, ont mesuré l’impact de certaines musiques sur les facultés cognitives de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Les musiques étaient choisies pour leur capacité à stimuler l’expression orale chez ces personnes : il s’agissait d’airs connus, parmi les classiques de la musique populaire américaine, à la fois enjoués et mélodieux : O’Susanna, Singing in the Rain ou My old Kentucky. Les patients écoutaient ces airs deux fois par semaine pendant 30 minutes, et l’on observait leur comportement lors de conversations de groupe, ou la façon dont ils répondaient à des questions sur les thèmes habituellement abordés par le personnel soignant. Des experts indépendants ont évalué la qualité du contenu de la conversation, sa fluidité et la fréquence des prises spontanées de parole.

Cette étude a montré qu’en présence de musique, les patients ont une conversation plus fluide, plus riche, moins hésitante. Ils prennent la parole plus souvent, et de façon plus structurée, ce qui est déterminant tant on sait que les activités langagières sont perturbées dans la maladie d’Alzheimer et qu’il est important de les entraîner. Des tests complémentaires ont aussi révélé un niveau d’aphasie moins important lors de la phase d’exposition à la musique, que dans les deux semaines suivantes. Catherine Chambliss et ses collègues du Collège Ursinus de Pennsylvanie ont mis en évidence les mêmes effets chez des patients schizophrènes à qui l’on faisait réaliser des tâches d’habileté manuelle.

Comment la musique exerce-t-elle ses effets ? Nancy Jones et Tiffany Field, de l’Université de Miami, ont travaillé avec des adolescents souffrant de troubles dépressifs, qui présentent une activité électrique cérébrale frontale asymétrique, une suractivité frontale droite étant associée à des émotions négatives et un certain repli sur soi. En posant des électrodes à la surface du crâne de ces patients, ils ont enregistré l’activité électrique de…

Source : www.cerveauetpsycho.fr

L’Emploi de la Musicothérapie Avec les Autistes

L'Emploi de la Musicothérapie Avec les AutistesLa musique est utilisée à des fins thérapeutiques depuis des siècles. En tant que discipline, la musicothérapie comme telle ne s’est cependant structurée qu’à la suite de la Deuxième Guerre Mondiale, après que l’on ait observé ses bienfaits auprès de vétérans hospitalisés.

Très tôt, différentes raisons ont mis en évidence l’intérêt de la musicothérapie pour l’intervention auprès des autistes et, vers la fin des années 50, des spécialistes se sont bientôt concentrés précisément sur cette question. Dans le traitement d’une personne autiste, il faut toutefois préciser que la musicothérapie ne devrait pas être l’unique recours; cependant, utilisée conjointement avec d’autres formes d’interventions reconnues, elle constitue une option fort intéressante qui a su faire ses preuves par le passé.

1. Introduction à la musicothérapie…
La musicothérapie est l’utilisation judicieuse de la musique comme outil thérapeutique de base pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne. Des améliorations d’ordre cognitif, social, etc., peuvent ainsi être induites par des activités musicales variées et la relation de confiance qu’elles instaurent.

Bien qu’une personne comme telle puisse développer des habiletés musicales pendant la thérapie, soulignons que l’éclosion de ces compétences ne constitue pas une préoccupation première pour l’intervenant. Celui-ci se concentre davantage sur les effets de ce développement sur son client; aucun talent musical préalable n’est d’ailleurs conditionnel pour entamer une intervention.

En général, les effets de la musicothérapie peuvent rejaillir de différentes façons sur le développement personnel du participant. Améliorer ses habiletés communicationnelles, son degré d’attention et ses performances académiques et motrices peuvent être des objectifs poursuivis, tout comme la diminution de comportements inadéquats, du stress, de l’agressivité s’il y a lieu, etc. Dans la mesure où les buts à atteindre sont très variables selon les personnes, on ne s’étonnera donc guère que les activités le soient aussi.

On doit par ailleurs savoir qu’il n’existe pas de style musical plus thérapeutique qu’un autre – une fois de plus, tout dépend de la personne à l’écoute et de l’objectif poursuivi dans le cadre de l’intervention.

2. Début de la musicothérapie dans le traitement de l’autisme : l’approche Nordoff-Robbins
L’approche élaborée à la fin des années 50 par Paul Nordoff, diplômé du Philadelphia Conservatory of Music, et le Dr Clive Robbins, fait office de pionnière dans la musicothérapie, particulièrement dans celle employée auprès des autistes.

En 1958, Paul Nordoff constate la réponse musicale d’enfants handicapés et devient si convaincu des pouvoirs de la musicothérapie qu’il abandonne sa carrière d’enseignant, et trouve bientôt un collaborateur en la personne du Dr Clive Robbins. Après de premières expériences thérapeutiques menées en Europe, un projet-pilote de l’Université de Pennsylvanie les amène à travailler, en 1961, avec des enfants handicapés parmi lesquels figurent des autistes.

Compositeur, Paul Nordoff utilise le piano et l’improvisation vocale comme moyens de communication et d’échange avec les enfants autistiques. Cet usage créatif de la musique et les résultats obtenus amènent de plus en plus de gens à s’intéresser à la question, ce qui donne lieu à de la formation, des publications diverses, de la diffusion de matériel musical, etc.

Graduellement, une théorie de l’approche Nordoff-Robbins s’érige : celle-ci se base sur la croyance qu’une musicalité cachée réside dans chaque être humain, et qu’elle peut être activée au service d’une croissance et d’un développement personnels. À ces fins, on recourt à l’improvisation musicale, dans laquelle la créativité innée individuelle est utilisée pour surmonter des difficultés émotionnelles, cognitives et physiques. Dans cette forme d’effort créatif, les clients jouent un rôle actif en faisant de la musique avec leur thérapeute sur bon nombre d’instruments familiers ou adaptés. Parce que les instruments peuvent être choisis par eux et qu’ils ne nécessitent pas d’habileté particulière, aucune expérience préalable ou formation n’est requise. L’approche Nordoff-Robbins s’adresse par ailleurs à des individus de tous âges, allant de l’intervention précoce (faite à partir de 18 mois) à celle effectuée auprès d’adultes.

Il est à noter que la pertinence des interventions est étudiée grâce aux enregistrements des séances, qui permettent également de planifier les prochaines interventions si nécessaire. Cette méthode d’évaluation confère un certain aspect scientifique à la démarche Nordoff-Robbins, dont il existe maintenant plusieurs centres à travers le monde (notamment aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et en Australie). En dehors de ces centres, mentionnons que les musicothérapeutes spécialisés dans l’intervention auprès des autistes utilisent souvent plusieurs modalités de cette approche réputée.

3. Des exemples d’interventions auprès des autistes
Pour planifier une intervention, les musicothérapeutes choisissent leurs activités à partir d’une myriade d’approches et d’expériences musicales possibles (improvisation, écoute de musique, performance instrumentale, apprentissages cognitifs à travers la musique, etc.) en fonction des personnes avec lesquelles ils travaillent. En ce qui a trait au matériel employé, le thérapeute peut composer lui-même de la musique ou des chansons, ou puiser à même le répertoire de musique pour enfants; ce dernier, riche en chansonnettes simples, présente régulièrement des répétitions qui facilitent les exercices pédagogiques. Quant aux instruments de musique mis à la disposition des participants, on peut retrouver, outre celui ou ceux de l’intervenant, un synthétiseur, des percussions variées, un balafon (xylophone en bois), des flûtes, un « bâton de pluie », etc.

À la base, la plupart des interventions tendent à créer un pont entre le client et le thérapeute. Selon Juliette Alvin, une des premières spécialistes de la question, dans le traitement de l’autisme la meilleure approche est d’être ouvert et de se préparer à n’importe quoi. En premier lieu, elle suggère de laisser la personne autiste explorer les instruments et se familiariser avec eux (certains les sentiront, les toucheront, etc.). Ensuite, une fois que la personne semble confortable, le thérapeute inclut alors les instruments dans l’exploration de l’entourage effectuée par l’enfant. Petit à petit, une fois que celui-ci a développé une communication non verbale par le biais des instruments, l’intervenant peut commencer à encourager une forme de communication verbale liée directement à la musique si le cas s’y prête.

À tous les niveaux, beaucoup d’activités différentes sont possibles : une personne, par exemple, pourrait apprendre à jouer du piano pour améliorer sa motricité fine. Sur un plan plus émotionnel, l’intervenant et son client pourraient aussi composer des pièces ou chansons ayant pour but l’extériorisation de sentiments; en ce cas, la musique joue alors le rôle de canalisateur par lequel la personne peut exprimer ses émotions, ses souffrances, ses angoisses…

Dans un autre ordre d’idées, la musique préférée peut être utilisée pour une large gamme d’activités de coopération, de manière à travailler les comportements sociaux. Dans un groupe, faire passer un ballon d’un enfant à un autre au son de la musique ou leur faire jouer du tambour ensemble seraient, par exemple, des moyens employés pour susciter une interaction. On peut également pratiquer la résolution de problèmes à l’aide d’une histoire parsemée de bruitage et de musique, etc.

Les problèmes de langage observés chez les autistes forment un autre champ de compétences dont la musicothérapie peut favoriser le développement ou la correction, le cas échéant. Certaines personnes autistiques chantent même si elles ne parlent pas : auprès d’elles, les musicothérapeutes peuvent alors accroître systématiquement le langage à travers des activités de chant. Plusieurs points peuvent ainsi être travaillés selon les besoins manifestés : problèmes d’écholalie, d’intonation, d’absence totale de verbalisation ou autres. Myra J. Staum, dans son article « Music thérapy and language for the autistic child », présente notamment le cas d’un enfant autiste apprenant graduellement des phrases simples à l’aide du chant. Dans un exemple d’exercice typique, une poupée était manipulée par l’intervenant pendant que la chanson disait :

Ceci est une poupée (l’enfant, qui présentait de l’écholalie, répétait en chantant : « ceci est une poupée ») La poupée saute (« La poupée saute »).

Graduellement, de nouvelles actions sont introduites (marcher, s’asseoir, dormir, etc.) et l’intervenant diminue graduellement sa propre participation. Une fois la musique éliminée complètement, dans ce cas-ci, l’enfant s’est montrée capable de construire des phrases en réponse aux questions « qu’est-ce que c’est ? » et « que fait la poupée ? »; cet apprentissage a sans doute été facilité par la présence de musique et la vue d’un objet associé. Notons par ailleurs que, même si les mots de certaines chansons ne paraissent pas toujours importants comme tels pour une utilisation quotidienne, le simple fait de les agencer représente un pas important dans l’apprentissage de certains enfants. Selon Myra J. Staum (1997), à la suite d’une intervention, si un élève oublie les mots ou les phrases acquises, il est d’autre part possible de les lui rappeler en lui faisant réentendre la chanson.

Si le thérapeute voit son temps limité en raison de groupes plus nombreux, il est bon de savoir que presque toutes les expériences de chant sont susceptibles d’être bénéfiques aux autistes lorsque les chansons sont présentées lentement, clairement, en orientant l’intérêt de l’enfant vers l’activité en cours.

La découverte de son propre corps et de l’espace qui l’entoure est un autre aspect pour lequel la musicothérapie peut être utile à l’individu autiste. Certains thérapeutes utilisent par exemple des « marches militaires » et amènent les enfants à marcher au rythme de ces dernières; une musique et une cadence différentes sont ensuite utilisées pour éviter que les sujets ne développent un modèle répétitif lorsqu’ils marchent. Plusieurs enfants autistiques sont aussi invités à danser : par le fait même, on les incite à accorder leur confiance à l’intervenant, à développer un meilleur contact visuel et une plus grande conscience des contacts physiques. De même, en dansant sur des styles de musiques différents, l’individu peut apprendre à se familiariser au changement et à la synchronisation, etc.

En somme, on voit qu’il existe des douzaines de façons par lesquelles la musique peut être employée à des fins thérapeutiques auprès des enfants autistes. Beaucoup d’aspects, de la naissance d’une collaboration au prolongement des périodes d’attention, en passant par l’acquisition du langage ou de comportements socialement acceptables, sont susceptibles de figurer parmi les objectifs atteints dans un programme de musicothérapie; pour cela, il suffit de patience, de temps et d’un intervenant qualifié. Ce dernier point fera d’ailleurs l’objet de la prochaine section.

4. Caractéristiques d’un bon musicothérapeute
Comme on peut le deviner, à toutes les étapes de l’intervention, les compétences du thérapeute sont très importantes : la thérapie est basée sur ses connaissances de l’effet de la musique sur le comportement, des forces et faiblesses du client et des buts thérapeutiques préétablis. Ces buts peuvent être suggérés par lui, après une période d’observation, ou indiqués par les parents, un professeur ou tout autre professionnel en mesure de le faire.

Outre sa patience, sa créativité et son entrain, un musicothérapeute devrait idéalement répondre aux caractéristiques suivantes :

Un musicothérapeute qualifié doit avoir suivi une formation reconnue, lui donnant à la fois des bases musicales importantes, mais aussi des connaissances approfondies sur les effets de la musique et les possibilités d’intervention.
Il doit individualiser ses interventions en fonction de chaque client, avoir un plan d’action défini, et ses stratégies d’intervention doivent correspondre à la poursuite des objectifs établis.
Le musicothérapeute doit également être en mesure de parler de ses interventions avec des professionnels ou des membres de la famille du client : les parents, par exemple, devraient pouvoir savoir quels sont les objectifs précis du programme et comment on les poursuit.
Le musicothérapeute doit par ailleurs procéder régulièrement à des évaluations des résultats de la thérapie; il doit aussi avoir l’honnêteté nécessaire pour mettre fin à la démarche quand le traitement n’est plus nécessaire ou moins pertinent qu’au départ.

5. Conclusion : la musique, un outil polyvalent pour l’intervention auprès des autistes
La musicothérapie a fait ses preuves dans plusieurs sphères : on a par le passé relevé son influence positive sur la pression sanguine, la perception de la douleur, les voies respiratoires, les humeurs, le stress, etc.

Dans le cas précis des autistes et des personnes atteintes de troubles envahissants du développement, la musique constitue certainement une option intéressante et ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, la musique étant une forme de communication non verbale, elle constitue un moyen privilégié pour entrer en contact avec les enfants éprouvant des difficultés à communiquer, ce qui est une caractéristique très fréquente chez les autistes. La nature non verbale et non menaçante du médium constitue également un atout. D’autre part, la musique agit comme un renforçateur naturel, qui peut amener l’élève à acquérir des compétences qui ne sont pas musicales; presque tout le monde est susceptible de répondre positivement à au moins un genre de musique. C’est donc un outil polyvalent qui peut refléter les habiletés individuelles de chacun.

Dans un autre ordre d’idées, il a été dénoté à plusieurs reprises que les individus autistes avaient souvent une sensibilité particulière à la musique. Certains ne réagissent qu’à certains sons; d’autres ont en revanche l’oreille « absolue », une propriété qu’envieraient bien des musiciens.

En résumé, plusieurs raisons font de la musique un outil thérapeutique intéressant pour les autistes. Pour conclure cette présentation, en voici quelques autres :

  • La musique captive et retient l’attention – elle stimule et utilise plusieurs régions du cerveau
  • La musique structure le temps d’une façon claire et facile à comprendre (« c’est la chanson d’au revoir, la séance est presque finie ! »)
  • Elle fournit un contexte agréable et significatif pour les répétitions nécessaires à certains apprentissages
  • Elle crée un contexte social sûr et structuré pour la communication verbale et non verbale
  • C’est un aide-mémoire efficace
  • Elle supporte et encourage le mouvement
  • Elle facilite l’interaction et favorise l’expression de soi
  • Elle s’incruste dans la mémoire et les émotions
  • Elle favorise souvent la progression, puisqu’elle rejoint des personnes de tous les niveaux d’habiletés, tous capables de participer d’une manière ou d’une autre…
Source : www.autisme.qc.ca
Cabinet de Musicothérapie Sandrine Bedu