L’hôpital Donne Deux Fois plus de place à la Musicothérapie

L'hôpital Donne Deux Fois plus de place à la MusicothérapieLe Rotary, le Lions Club, les Kiwanis, les Kiwanis Séraphine et le Club 41. Pas moins de cinq clubs service du sud de l’Oise se sont mobilisés autourd’un même projet : doubler le nombre d’heures de musicothérapie dans le service de néonatologie de l’hôpital de Creil. « Le service bénéficie déjà de trois heures de musicothérapie par semaine, financées par l’association de pédiatrie et néonatologie du GHPSO, rappellent les présidents des cinq clubs service. Mais il faut davantage d’heures pour assurer une continuité dans les soins apportés aux prématurés. »

Les cinq clubs ont eu l’occasion de détailler l’activité de Stéphanie Lefebvre, qui intervient à l’hôpital de Creil. « J’avais pu présenter, sous forme de conférences, la musicothérapie, en décembre et février, aux membres de ces clubs. Ce qui a su les convaincre d’apporter leur soutien à ma pratique afin qu’elle puisse se pérenniser à hauteur de six heures de présence par semaine dans le service, réparties en deux après-midi de trois heures », précise Stéphanie Lefebvre.Un rôle apaisant pour les bébés

La jeune femme a aussi pu compter sur le soutien de l’équipe médicale, qui a intégré la musicothérapie dans son projet de soins. Elle ne les remplace jamais, mais vient les renforcer, notamment en jouant un rôle apaisant pour les bébés. « On peut constater une amélioration de la saturation en oxygène, et une meilleure fréquence cardiaque des bébés après des séances de musicothérapie », poursuit-elle.

C’est en chantant, parfois accompagnée de petits instruments, que la musicothérapeute parvient à ces résultats. De simples comptines ou une berceuse de Brahms ont ainsi d’étonnantes vertus auprès d’enfants nés avant terme. En une matinée, Stéphanie peut rendre visite à quatre ou cinq bébés, toujours avec l’accord des parents, qui sont associés aux passages chantés s’ils le souhaitent. L’avis des soignants est également déterminant pour définir auprès de quel enfant l’aide de Stéphanie peut-être utile. Une aide qu’elle apportera désormais six heures par semaine, en amenant de la musique dans un endroit où l’on entend plus souvent le bourdonnement des appareillages médicaux.

Source : www.leparisien.fr