Musique et Cerveau Radio France 2016

Musique et Cerveau Radio France 2016Comment le numérique modifie les pratiques musicales ?
Changement dans l’apprentissage de la musique ?
Changement dans l’écoute de la musique : ces nouvelles formes de pratiques et d’écoutes modifient-elles notre comportement, notre cerveau et la société dans son ensemble ?
Les nouvelles technologies peuvent-elles nous aider à soigner le cerveau ?
Quelles sont les conséquences des aide-mémoires et des mémoires de substitution ?
Peut-on faire une modélisation numérique du fonctionnement cérébral ?
Une intelligence artificielle peut-elle créer une symphonie ?
Un ordinateur peut-il écrire un tube ?

Une présentation d’une création en son multicanal sera diffusée par les équipes de Radio France

LES INTERVENANTS

Les Big data et notre cerveau : Jean-Gabriel Ganascia (Professeur à l’université Pierre et Marie Curie de Paris)

Musiques numériques, illusions et traitements cérébraux : Daniel Pressnitzer (Directeur de recherche au CNRS, École Normale Supérieure de Paris)

Nouvelles technologies musicales et prise en charge des patients : Hervé Platel (Professeur de neuropsychologie à l’Université de Caen)

Grand Témoin : Wally Badarou (musicien, compositeur, producteur et spécialiste des synthétiseurs)

Source : www.musique-sante.org

La Science Prouve que la Musique Sensibilise les Bébés à la Parole

La Science Prouve que la Musique Sensibilise les Bébés à la ParoleA vos hochets : une étude américaine prouve que l’écoute de la musique pourrait influencer le développement des capacités d’apprentissage de la parole chez les bébés.

Nous avons déjà fait part du rôle de la pratique musicale dans le traitement de la dyslexie chez les enfants scolarisés ; ces jours-ci, les médias anglophones s’emparent du lien entre musique et langage en relayant la nouvelle étude publiée par l’Académie américaine des sciences (PNAS), dans laquelle les scientifiques américains prouvent, neuroimagerie médicale à l’appui, les effets bénéfiques de la musique sur l’apprentissage de la parole chez de tout petits bébés.

C’est la première étude menée avec des nourrissons dès leurs premiers mois de vie qui montre ce que les musicothérapeutes et autres intervenants auprès de la petite enfance constatent de façon empirique depuis de nombreuses années déjà : exposés à la « pratique musicale », les bébés montrent une meilleure réceptivité neuronale aux structures rythmiques inhérentes à la parole, et donc une meilleure discrimination auditive, déterminante pour son acquisition.

« Notre étude est la première à démontrer que l’exposition des bébés aux sons autres que les sons du langage peut influencer le traitement du langage, » explique Christina Zhao , chercheuse à l’Institut des sciences de l’apprentissage et du cerveau de l’Université de Washington, pour le CBSNews. « A ma connaissance, nous sommes aussi les premiers à démontrer l’impact de la musique sur le cerveau de si jeunes enfants, » a-t-elle rajouté.

L’étude a été menée avec 39 bébés âgés de neuf mois qui ont participé avec leurs parents aux sessions de jeu de 12 à 15 minutes pendant un mois. Vingt bébés faisaient partie du « groupe musique » : ils écoutaient la musique pour enfants tout en tapant le rythme, alors que le groupe témoin jouait avec des jouets simples sans musique.

« Toutes les chansons étaient en rythme de valse que les chercheurs ont choisi parce qu’il est peu naturel et difficile à apprendre », a-t-elle expliqué.

Suite aux sessions au laboratoire, les bébés ont fait des scanners du cerveau.

« Pendant l’examen, ils écoutaient une série de sons du langage et de la musique, joués à un rythme régulier, que les chercheurs interrompaient de façon aléatoire. L’imagerie musicale permettait d’observer l’activité dans le cerveau lorsque les bébés identifiaient le changement du rythme. » Les bébés du « groupe musique » ont montré une meilleure réactivité aux changements par rapport au groupe témoin.

La musique et le langage : à la base, il y a le rythme

Selon les chercheurs, le cerveau traite de manière similaire la musique et le langage. Comme la musique, le langage repose sur des structures rythmiques. Le cerveau des bébés en acquisition du langage utilise des modèles rythmiques pour différencier les sons et à terme, comprendre le langage. Cette capacité lui permet d’apprendre à parler. « Le cerveau du bébé apprend à reconnaitre les modèles et anticipe sur ce qui va suivre. L’identification des modèles est une compétence cognitive importante, et le fait de la développer, peut avoir une influence durable sur l’apprentissage », explique Patricia Kuhl, co-signataire de l’étude.

Selon les chercheuses, cette étude n’est qu’un premier pas dans la compréhension du rôle que peut jouer la « pratique musicale » dans le développement des compétences cognitives chez les bébés. Pour l’instant, il n’y a pas de données qui permettent de conclure si une écoute passive peut avoir le même impact et si l’impact peut durablement modifier le processus d’apprentissage. Mais l’interactivité peut y jouer un rôle majeur : « Les décennies de recherches sur la manière dont les bébés apprennent démontrent qu’ils absorbent une quantité d’informations extrêmement vaste et à une vitesse incroyable. Nous savons que de les impliquer activement dans les interactions du langage peut accélérer l’apprentissage des mots. Avec cette étude, nous avons montré que de participer activement à un jeu musical peut avoir une importance sur le développement de leur cerveau et peut les aider à apprendre. »

La prochaine étape, selon Christina Zhao, serait de comprendre si les effets de la musique sur le cerveau des bébés sont durables, y compris sur le développement global des capacités cognitives.

Source : www.francemusique.fr

Les Bienfaits du Silence sur Notre Cerveau

Qui de nous ne s’est pas plaint du bruit et des nuisances sonores que nous offre la vie moderne, le bruit d’une musique forte ou les klaxons des voitures dans les embouteillages …

D’après une étude scientifique qui date de 2013, cette nuisance sonore est néfaste pour la santé.

Voici pourquoi :

1. Le silence participe à la régénération des cellules du cerveau

Des tests effectués sur des souris concernant l’impact du niveau sonore ont révélé que deux jours exempts de tout bruit favoriseraient la formation de nouvelles cellules dans l’hippocampe. Cette partie du cerveau joue un rôle dans les fonctions cognitives telles que la mémoire et les émotions.

2. Le silence stimule la créativité

Saviez vous que notre cerveau s’active, même lorsque nous dormons? Et oui en période de repos, le cerveau assimile et traite les informations qu’il a reçues dans la journée, et justement l’absence d’interférence extérieure facilite ce processus.Le cerveau peut alors correctement intégrer les émotions et les souvenirs, ce qui développe l’imagination et la créativité.

3. Le silence soulage stress et anxiété

C’est prouvé, les nuisances sonores et le stress sont étroitement liés . Le silence, quant à lui, produit l’effet inverse : l’absence de bruits libère le corps et l’esprit du stress. Plusieurs fonctions cardiovasculaires, comme la pression sanguine et la respiration, se modifient lorsque nous sommes dans un environnement calme. D’ailleurs deux minutes de silence sont bien plus efficaces et bénéfiques que deux minutes à écouter une musique relaxante, selon les scientifiques.

4. Le silence réapprovisionne les ressources mentales

Le bruit provoquerait une baisse de motivation, de concentration et multiplie donc le nombre d’erreurs surtout dans le travail.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire dorénavant: limitez au maximum les nuisances sonores dans votre environnement et profitez du calme.

Source : www.webmanagercenter.com

Musique et Cerveau

Musique et CerveauPendant les fêtes pascales, du 28 mars au 7 avril 2016, « CQFD » fait le lien entre la musique et notre cerveau. L’émission ouvre son antenne à des spécialistes, des musiciens et même à des chansons qui vont vous trotter dans la tête pour le reste de la journée.

 

Consulter les dates des événements en cliquant ici.

Cycle de Conférences « Musique et Cerveau » à Radio France

Cycle de Conférences « Musique et Cerveau » à Radio FranceRéférence en matière de son, de musique, de transmission et de savoir, Radio France propose – en collaboration avec l’association Musique et Santé – une série de conférences/débats qui auront lieu au studio 105 de la Maison de la radio. Animées par les plus grands experts, enseignants, chercheurs et scientifiques de la musicothérapie ou des neurosciences, ces rencontres sont destinées à un public averti, aux amateurs éclairés et aux professionnels.

Samedi 5 mars 2016 : Emotion et musique : le cerveau de l’auditeur et de l’interprète

Thèmes et intervenants :

Le cerveau émotionnel et les arts par Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’Université de Caen
Emotions musicales universelles par Katell Morand, maître de conférences en ethnomusicologie à l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense
Interprétation, musiciens, cerveau par Emmanuel Bigand, professeur de psychologie cognitive à l’Université de Bourgogne
Grand Témoin : Marc-Olivier de Nattes, violoniste à l’Orchestre National de France
Pour en savoir plus…

Samedi 4 Juin 2016 : Créativité, cerveau et musique
Thèmes et intervenants :

Créativité, Cerveau et Psychologie par Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’Université de Caen
Créativité et maladies du cerveau par Catherine Thomas-Antérion, neurologue et docteur en neuropsychologie
Cerveau du compositeur par Jean-Pierre Changeux, neurobiologiste
Grand Témoin : Philippe Manoury compositeur de musique classique et contemporaine
Pour en savoir plus…

Samedi 10 Septembre 2016 : Musique du futur, cerveau du futur
Thèmes et intervenants (en cours de finalisation) :

Musiques numériques, de la perception à la composition par Daniel Pressnitzer, Directeur de recherche au CNRS, École Normale Supérieure
Les Big data et notre cerveau par Jean-Gabriel Ganascia, Professeur à l’université Pierre et Marie Curie
Troisième intervenant : en attente de confirmation
Grand Témoin : en attente de confirmation
Pour en savoir plus…

Les réservations sont possibles dès à présent. Tarif public : 80€ par conférence, 200€ pour le cycle de trois conférences.

Source : www.radiofrancepub.com

L’apport de la Musicothérapie, Lorsque le Langage Fait Défaut

L’apport de la Musicothérapie, Lorsque le Langage Fait DéfautComment la musique peut-elle devenir un mode de communication chez les personnes non verbales ou rééduquer lors des accidents cérébraux ?

La musique et le cerveau : Les apports de l’imagerie médicale et des neurosciences.
La musicothérapie, définition et divers concepts, différence entre apprentissage musical et musicothérapie, la profession de musicothérapeute.
Les troubles du développement du langage, les troubles du langage acquis, principales pathologies.
L’apport de la musique et de la musicothérapie dans les troubles du développement du langage et dans les pertes du langage.

Depuis sa plus tendre enfance, la musique est pour Sandrine DOYEN JULIEN un moyen de communiquer, une langue commune aux uns et aux autres, quels que soient les origines et le parcours. Après avoir enseigné ce langage sous différents aspects avec un public varié, elle s’est ensuite consacrée à l’enseignement général pour les plus jeunes. Consciente de la souffrance et des difficultés de certains enfants à l’école, devant leur sourire et leur possibilité d’expression pendant les séances de musique, elle a ressenti le besoin d’enrichir ses connaissances en psychologie et en musicothérapie pour leur venir en aide. Après quelques années dans l’enseignement spécialisé (polyhandicap), elle exerce en libéral et pratique des thérapies de groupe en hôpital psychiatrique, en FAM auprès d’adultes traumatisés crâniens, en foyers pour adultes handicapés moteurs, en association avec une orthophoniste (handicaps/post avc/ stimulation cognitive), en maison de retraite pour des malades atteints d’Alzheimer.

Au cabinet de Guérard, Sandrine Doyen-Julien reçoit un public varié (enfants, adolescents, adultes) souffrant de différentes pathologies (TED, TDHA, trisomie, DYS, polyhandicap, post AVC, trauma crâniens…), en soutien psychologique (thérapies familiales, phobies scolaires, maladies de longue durée…) ou autour de la gestion du stress.
Elle intervient régulièrement dans les formations de l’IFSI sur le thème du handicap, de la bienveillance dans l’accueil de ce public et autour du thème « les bienfaits et les méfaits du son ».

Source : www.leslyriades.fr

Musique et Cerveau : à l’oreille des bébés

Musique et Cerveau : à l'oreille des bébés♬ MUSIQUE ET CERVEAU – « Une chanson douce que me chantait ma maman », par ces quelques mots Henri Salvador résume avec poésie et talent la place essentielle de la musique dans la relation qu’une mère peut établir avec son enfant. Reste à découvrir à partir de quel moment le bébé entend et ce qu’il entend…

La musique et le son tiennent une place primordiale dans notre existence, et ce dès les premiers mois de grossesse. Dans un premier temps, le foetus est le héros d’un film muet, ou plutôt presque muet, puisque le premier sens arrivé à maturité, le toucher, va permettre au foetus de ressentir le son. Comment ? Les vibrations sonores lui sont transmises par le liquide amniotique sous la forme d’ondes qui viennent en contact des récepteurs du toucher. On touche le son avant d’être en mesure de l’entendre, puis de le percevoir.

Qu’entend un bébé dans le ventre de sa mère ?

Il faut attendre la 28e semaine pour que le foetus commence à réagir à un son émis à un volume de 110 dB près de la mère, soit le niveau équivalent à celui d’un bruit de marteau-piqueur ou d’une vuvuzela à deux mètres. Un utérus, c’est un peu comme une chambre d’hôtel qui ne serait pas bien insonorisée et à l’intérieur de laquelle on entendrait des bruits de lavabos en fond sonore. Ce cocon à l’intérieur duquel le bébé se développe recueille en permanence toute une gamme de bruits : d’abord des sons biologiques d’origine maternelle comme les bruits gastro-intestinaux, les bruits de respiration et le battement cardiaque (maternel d’une part et le sien d’autre part). Nous avons déjà la mélodie et le rythme.

Comment se développent les oreilles des bébés ?

Les oreilles se développent entre la fin du septième et le début du huitième mois de grossesse. Le pavillon prend forme, il est en mesure de capter les vibrations, vibrations qui vont être canalisées par le conduit auditif externe. Les ondes sonores vont alors faire entrer en vibration la membrane du tympan. Les osselets de l’oreille moyenne (marteau, enclume et étrier) vont répercuter ces ondes vers les cellules ciliées de la cochlée, qui converties en ondes électriques parviendront au cerveau.

À partir de la 35e semaine, l’ouïe du bébé s’affine. On assiste à une diminution des seuils (le bébé entend de plus en plus grave et de plus en plus aigu). À présent, son système auditif peut discriminer les fréquences ainsi que les valeurs de durée du son. Dès lors, va s’établir un dialogue sonore permanent qui va nourrir le développement de cette fonction neuronale. À ce stade, on observe une réponse cardiaque du foetus à tel ou tel changement de son.

Faut-il stimuler le foetus ?

Yehudi Menuhin attribuait son talent musical, au moins en partie, au fait que ses parents, dès avant sa naissance, chantaient et jouaient de la musique en permanence. Il semble que l’exposition prolongée à des environnements sonores sélectivement enrichis – et qui n’induisent aucun trauma acoustique – semble faciliter certaines tâches de discrimination. A contrario, la privation auditive induirait principalement un retard dans le développement de la sensibilité auditive.

Il est une situation où faire appel à la musique montre d’incontestables vertus : celle des bébés prématurés. Marianne Clarac, musicienne et chanteuse au sein de l’association Musique et Santé, intervient dans les services de néonatalité. Elle explique notamment que dans ces lieux où l’environnement sonore est relativement stressant (bip de monitoring, alarmes etc..) et où les parents sont dans un état de sidération, une musique, un chant (a fortiori dans la langue d’origine des parents) contribue à libérer l’émotion, et hors de ses nombreuses phases de sommeil, à entrer en communication avec le bébé.

Dans le cas plus habituel d’une naissance à terme, c’est un véritable bouleversement du paysage sonore que vit le nouveau-né. Plus aucun son n’est filtré. Là aussi, de plus en plus de services de néonatalité sont sensibilisés à améliorer les conditions acoustiques de l’accouchement.

Source : www.allodocteurs.fr

Comment la Musique Modifie Notre Cerveau ?

Comment la Musique Modifie Notre Cerveau ?Résumé :
Les observations cliniques en neurologie ont suggéré dès la fin du 19ème siècle que notre cerveau présentait une réponse singulière à la musique, notamment au regard des capacités liées au langage. C’est à la fin du 20ème siècle, avec la révolution de l’imagerie cérébrale, que l’étude des effets de l’écoute et de la pratique musicale a pris soudain une autre dimension. Étudier et comprendre les liens entre musique et cerveau c’est mieux comprendre comment le cerveau est modifié par des expériences et des apprentissages (neuroplasticité), et également tenter d’expliquer quels sont les mécanismes qui permettent à la musique d’être thérapeutique.
Conférence donnée à l’Espace des Sciences par Hervé Platel – professeur de Neuropsychologie, Inserm U1077, Université de Caen

Source : www.lairedu.fr

Les Zones du Cerveau Réagissent-Elles Différemment Selon le Type de Musique ?

Les Zones du Cerveau Réagissent-Elles Différemment Selon le Type de Musique ?Connaît-on les zones du cerveau qui sont activées quand on écoute de la musique ? Réagissent-elles de façon identique qu’on passe du hard rock ou une comptine ?

Les réponses avec Hervé Platel, professeur de neuropsychologie :

« Avec une comptine on va être plus sur des réseaux cérébraux qui touchent au langage, au sens que l’on va pouvoir donner aux mots. La musique n’a pas forcément de sens en tant que telle. C’est une impression. Il y a beaucoup de choses au niveau de la musique qui va faire que le cerveau réagit. C’est perceptif mais cela agit aussi sur la mémoire, sur l’émotion, sur la motricité. Il ne faut donc pas raisonner sur un facteur. »

Source : www.allodocteurs.fr

Cabinet de Musicothérapie Sandrine Bedu