Musicothérapie Pendant la Grossesse

Musicothérapie Pendant la GrossesseChez les femmes enceintes, la musicothérapie est bénéfique pour le corps et l’esprit : elle stimule les sens et les émotions de la mère. Découvrez quels en sont les avantages.

La musicothérapie est une discipline thérapeutique, basée sur le son et la musique, visant à améliorer l’état des individus sur un plan physique, émotionnel, mental et social.

Pendant la grossesse, la musique est bénéfique pour la santé physique et émotionnelle de la future maman et du bébé qui va naître. La musique fait ressortir les émotions de la femme enceinte et constitue un moyen de « se nourrir émotionnellement ».

Dans un premier temps, il est important que les mamans se connaissent et travaillent avec leur corps qui évolue de jour en jour, et qu’elles se recentrent afin d’atteindre une stabilité émotionnelle. Alors que la communication mère-enfant se produit naturellement, elle s’en retrouve favorisée à travers la musique, en raison des stimuli sonores et musicaux. L’utilisation de ces langages d’expression aide à lutter contre le stress, l’anxiété et d’autres aspects psychoaffectifs.

Les avantages de la musicothérapie pendant la grossesse :

– Elle favorise le lien affectif avec le bébé.

– Elle aide à libérer les tensions physiques et émotionnelles de la mère, et à faire disparaître l’anxiété et la peur de l’accouchement.

– Les bébés qui ont été influencés par la musique in utero acceptent mieux l’allaitement maternel, ils mangent et dorment mieux et ils pleurent moins.

– La stimulation auditive prénatale permet d’améliorer la concentration, la coordination et la créativité de l’enfant.

– Pour la mère, la musique l’aide à se connecter avec le bébé et avec elle-même, et contribue à ce qu’elle profite pleinement de sa grossesse.

Source : www.bebesetmamans.com

Des Médecins Prescrivent la Musicotherapie

Des Médecins Prescrivent la MusicotherapieDes Médecins Prescrivent la Musicotherapie Pour les Dysfonctionnements du Cerveau les Difficultes d’Apprentissage et les Troubles du Sommeil

Musique et cerveau, des liens étroits…
La musique a prouvé à maintes reprises qu’elle est une composante importante de la culture humaine. De son origine ludique, à son nouvel usage médical, notamment pour la motivation personnelle, la concentration et l’humeur, la musique est un baume puissant pour l’âme humaine. Bien que la « musicothérapie » traditionnelle englobe un ensemble spécifique de pratiques, l’utilisation plus large de la musique comme outil thérapeutique est de plus en plus développé aujourd’hui par les médecins pour une grande variété de troubles.

1. La musique aide à contrôler la pression artérielle et les troubles cardiaques liés
Selon la Société de cardiologie de Grande-Bretagne, en écoutant de la musique avec un certain rythme, répétitif, pendant au moins dix secondes peut conduire à une diminution de la pression artérielle. Les scientifiques de l’université d’Oxford ont déclaré qu’ «écouter de la musique pendant 10 secondes avec un rythme répété a coïncidé avec une chute de la pression artérielle, ce qui réduit la fréquence cardiaque» et cela peut donc être utilisé pour surmonter l’hypertension.

2. Ecouter et jouer de la musique aide à traiter le stress et la dépression
En ce qui concerne le cerveau humain, la musique est l’un des meilleurs médicaments. Une étude menée à l’Université McGill au Canada a révélé que l’écoute de musique agréable encourage la production de substances chimiques bénéfiques pour le cerveau, en particulier l’hormone du bien être: la dopamine. En d’autres termes, la musique mène à grand sentiment de joie et de bonheur.

Mais ce ne sont pas les seuls avantages de la musique. La Fondation Namm a compilé une liste complète des avantages à jouer de la musique, comprenant la réduction du stress à la fois sur le plan émotionnel et au niveau moléculaire. En outre, des études ont montré que les adultes qui jouent de la musique produisent des niveaux plus élevés d’hormone de croissance humaine (HGH), hormone nécessaire pour réguler la composition du corps, les fluides corporels, les muscles et la croissance osseuse, le sucre et le métabolisme des graisses.

Pour en savoir plus sur la façon dont la musique peut profiter au cerveau, vous pouvez lire ceci (en anglais)

3. La thérapie par la musique accompagne le traitement de la maladie d’Alzheimer
La musicothérapie a fait des merveilles sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Avec la maladie d’Alzheimer, les personnes perdent leur capacité à avoir des interactions et poursuivre des communications interactives. Selon des études réalisées en partenariat avec la Fondation d’Alzheimer aux Etats Unis, « Quand elle est utilisée de façon appropriée, la musique permet de gérer l’agitation induite par le stress, stimuler les interactions positives, faciliter la fonction cognitive, et coordonner les mouvements moteur. »

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4. Etudier la musique permet de stimuler la réussite scolaire dans les lycéens
L’exposition précoce à la musique augmente la « plasticité » du cerveau contribuant à stimuler la capacité du cerveau humain, de manière à ce qu’il réponde rapidement à la formation, l’évolution et la croissance. James S. Catterall, professeur à la prestigieuse UCLA (Ecole & Université américaine), a analysé le rendement scolaire de 6.500 étudiants à faibles revenus. Il a constaté qu’à la 10eme année du cursus scolaire, 41,4% des élèves qui avaient suivi des cours d’arts se sont retrouvés dans la première moitié des notes, contre 25% seulement pour ceux qui n’avaient pas suivi de courts d’arts. Les étudiants en arts étaient également meilleurs lecteurs et regardaient moins la télévision. « Cela montre que, dans les premières phases de la vie, les enfants qui étudient la musique obtiennent de meilleurs résultats à l’école.

5. Etudier la musique stimule le développement du cerveau chez les jeunes enfants
Une étude basée sur la recherche menée à l’Université de Liverpool dans le domaine des neurosciences a permit de mettre en lumière les effets bénéfiques de l’exposition précoce à la musique. Selon les résultats, même une demi-heure de formation musicale est suffisante pour augmenter le flux de sang dans l’hémisphère gauche du cerveau, ce qui entraîne un meilleur développement lors de la petite enfance.

Jouer un instrument de musique implique plusieurs composantes du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et périphérique (nerfs en dehors du cerveau et de la moelle épinière). Lorsqu’un musicien joue d’un instrument, le système moteur dans le cerveau contrôle tous les mouvements nécessaires pour produire des sons. Le son est traité par un circuit auditif, ce qui permet de régler la signalisation par les centres de contrôle du moteur. En outre, des informations sensorielles à partir des doigts, les mains et les bras sont envoyées au cerveau pour traitement. Si le musicien est en train de lire de la musique, de l’information visuelle est envoyée au cerveau pour le traitement et l’interprétation des commandes aux centres moteurs. Et bien sûr, le cerveau traite les réponses émotionnelles à la musique aussi bien!

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6. L’éducation musicale aide les enfants à améliorer leurs compétences en lecture
Le « Psychology Journal of Music » signale que « les enfants exposés à un programme de cours de musique comportant une formation en compétences rythmiques, tonales, et pratique complexe affichent des performances cognitives supérieures dans les compétences de lecture par rapport aux autres enfants. » Lors de la première étape de l’apprentissage et du développement, la musique suscite des réponses auditives, émotionnelles, cognitives et visuelles chez un enfant. La musique facilite également le développement d’un enfant kinesthésique. Selon les données de recherche, une chanson facilite l’apprentissage des langues beaucoup plus efficacement que la parole.

7. Ecouter de la musique aide à améliorer le sommeil
Selon le Centre pour les maladies cardiovasculaires en Chine, écouter de la musique avant et pendant le sommeil aide fortement les personnes qui souffrent de troubles du sommeil chroniques. Cette « relaxation assistée par la musique » peut être utilisée pour traiter les troubles du sommeil aigus et chroniques.

8. Jouer du Didgeridoo aide à traiter l’apnée du sommeil
Une étude publiée dans le British Medical Journal montre que les personnes souffrant d’apnée du sommeil peuvent trouver un soulagement en pratiquant l’instrument à vent australien connu sous le didgeridoo. Les patients qui ont joué le didgeridoo pendant une moyenne de 30 minutes par jour, 6 jours par semaine, ont observé une augmentation significative de leur qualité de sommeil et une diminution de la fatigue diurne après une période minimale de 3 mois de pratique. Le Dr Jordan Stern de BlueSleep a déclaré : «Le traitement de l’apnée du sommeil est assez difficile parce qu’il n’existe pas un traitement unique reconnu qui fonctionne parfaitement pour chaque patient. Le didgeridoo a été utilisé pour traiter l’apnée du sommeil et il s’est montré efficace en partie à cause du renforcement des muscles du pharynx, ce qui signifie les muscles de la gorge, et les muscles de la langue « .

Pour qui la musique peut elle être prescrite?

Source : www.therapeutesmagazine.com

L’hôpital Donne Deux Fois plus de place à la Musicothérapie

L'hôpital Donne Deux Fois plus de place à la MusicothérapieLe Rotary, le Lions Club, les Kiwanis, les Kiwanis Séraphine et le Club 41. Pas moins de cinq clubs service du sud de l’Oise se sont mobilisés autourd’un même projet : doubler le nombre d’heures de musicothérapie dans le service de néonatologie de l’hôpital de Creil. « Le service bénéficie déjà de trois heures de musicothérapie par semaine, financées par l’association de pédiatrie et néonatologie du GHPSO, rappellent les présidents des cinq clubs service. Mais il faut davantage d’heures pour assurer une continuité dans les soins apportés aux prématurés. »

Les cinq clubs ont eu l’occasion de détailler l’activité de Stéphanie Lefebvre, qui intervient à l’hôpital de Creil. « J’avais pu présenter, sous forme de conférences, la musicothérapie, en décembre et février, aux membres de ces clubs. Ce qui a su les convaincre d’apporter leur soutien à ma pratique afin qu’elle puisse se pérenniser à hauteur de six heures de présence par semaine dans le service, réparties en deux après-midi de trois heures », précise Stéphanie Lefebvre.Un rôle apaisant pour les bébés

La jeune femme a aussi pu compter sur le soutien de l’équipe médicale, qui a intégré la musicothérapie dans son projet de soins. Elle ne les remplace jamais, mais vient les renforcer, notamment en jouant un rôle apaisant pour les bébés. « On peut constater une amélioration de la saturation en oxygène, et une meilleure fréquence cardiaque des bébés après des séances de musicothérapie », poursuit-elle.

C’est en chantant, parfois accompagnée de petits instruments, que la musicothérapeute parvient à ces résultats. De simples comptines ou une berceuse de Brahms ont ainsi d’étonnantes vertus auprès d’enfants nés avant terme. En une matinée, Stéphanie peut rendre visite à quatre ou cinq bébés, toujours avec l’accord des parents, qui sont associés aux passages chantés s’ils le souhaitent. L’avis des soignants est également déterminant pour définir auprès de quel enfant l’aide de Stéphanie peut-être utile. Une aide qu’elle apportera désormais six heures par semaine, en amenant de la musique dans un endroit où l’on entend plus souvent le bourdonnement des appareillages médicaux.

Source : www.leparisien.fr

Musicothérapie : quand la musique remplace le médicament

Musicothérapie : quand la musique remplace le médicamentRéduire la douleur, l’anxiété et les troubles du sommeil : voici les vertus de la musicothérapie, de plus en plus utilisée dans les hôpitaux. Découverte de ce traitement original lors du salon « Paris Healthcare Week » du 24 au 26 mai 2016.

Écouter de la musique assis confortablement dans un fauteuil, un casque sur les oreilles, les yeux fermés : il est facile d’imaginer que toutes les conditions sont ainsi réunies pour se relaxer. Depuis plusieurs décennies, les scientifiques se penchent sur les bénéfices de la musicothérapie – qu’elle soit « active » lorsque le patient joue un instrument ou « réceptive » lorsqu’il écoute -, afin de proposer à ceux atteints de dépression, d’anxiété, de troubles du sommeil et de douleurs chroniques une solution alternative aux médicaments. Créée en 2009 par un docteur en psychologie clinique, la start-up Music Care est l’une des seules en France à proposer l’écoute de musiques destinées aux patients hospitalisés. Sciences et Avenir a testé son application de musicothérapie présente dans une centaine d’établissements hospitaliers, lors du salon « Paris Healthcare Week », salon dédié aux professionnels de la santé, qui se tient Porte de Versailles du 24 au 26 mai 2016.

Une thérapie basée sur l’hypnose

Après avoir téléchargé l’application du nom de la start-up (sur smartphone ou tablette), nous sommes invités à choisir une musique. Étonnamment, un choix varié de propositions s’offre à nous, bien au-delà de la musique classique : jazz, reggae, musique celtique, ou encore issue de film, etc. Les séquences ont été composées en studio par des compositeurs de renom, dont Vin Gordon, tromboniste de Bob Marley ! Nous pouvons choisir le temps de la séance (entre 20 minutes et 1 heure) et l’un des trois modes suivant : endormant (destiné notamment aux patients en pré-opératoire), relaxant et dynamisant (utile en post-opératoire). Les variations du rythme, de la mélodie, des fréquences et l’harmonie varient pour chacun (voir schéma ci-dessous). Nous optons pour le mode « relaxant » sur de la musique celtique durant 20 minutes : un succès, partagé par une psychomotricienne qui a testé en même temps que nous l’application.

« La séquence en U, adaptée pour la relaxation, est connue des spécialistes en musicothérapie et est basée sur les principes de l’hypnose. Elle comprend trois phases : une première représentant votre état de conscience, vous amenant progressivement à une modification de celui-ci pour arriver à une phase de relaxation (deuxième phase) puis une reprise progressive de l’état de conscience (troisième phase) », nous explique Stéphane Guétin, médecin et PDG de la start-up. Pourquoi cette technique fonctionne-t-elle ? « Au niveau neurophysiologique, la musique stimule naturellement la production d’endorphines et de dopamine, neurotransmetteurs agissant directement sur la douleur », ajoute le spécialiste.

La musicothérapie efficace dans la maladie d’Alzheimer

Une pléthore d’études a déjà démontré les multiples effets bénéfiques de la musique, jouée ou écoutée, sur la structure et le fonctionnement du cerveau : elle provoque des changements du flux sanguin cérébral, régule les émotions et augmente le sentiment de plaisir, en activant certaines zones du cerveau notamment celle nommée « le circuit de la récompense ». Stéphane Guétin a testé à plusieurs reprises la « séquence en U » chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer : avec des séances hebdomadaires, une diminution de l’anxiété et des consommations médicamenteuses est observée dès la 4e semaine. Un constat appuyé par la Haute Autorité de la Santé (HAS), qui recommandait dès 2008 la musicothérapie comme traitement non médicamenteux contre les symptômes psychologiques et comportementaux de la maladie d’Alzheimer. Ce traitement original (dont l’abonnement sur un an pour un patient est affiché par Medical Care au prix de 540 euros HT), pourrait dans un avenir proche être recommandé pour d’autres pathologies : en 2015, des chercheurs américains suggéraient que la musique soit utilisée comme traitement complémentaire aux médicaments dans la prise en charge de l’épilepsie.

Source : www.sciencesetavenir.fr

Decouverte de la Musicothérapie pour Bébés

Un petit monde de musique from Charlotte DA MOTA on Vimeo.

Début octobre je suis allée avec Youna au salon du livre audio à Amiens. J’y suis allée dans un premier temps pour voir si les associations de malvoyant proposent des choses pour les bébés malvoyants. J’y suis restée 3 heures !!! C’était super… sauf pour les associations, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais parce que les deux associations représentées ne proposent rien pour les bébés malvoyants. Mais j’ai fait deux autres découvertes : la musicothérapie et les livres audio.

Les livres audio j’en parlerais une autre fois…

La musicothérapie ?

C’est lors de cet événement que j’ai découvert la musicothérapie avec Camille et sa maman.

Camille est musicothérapeute à Amiens. Elle a une formation complète de 3 ans agréés par la Fédération Française de musicothérapie.

Je ne suis pas une spécialiste j’ai donc repris la définition de la musicothérapie faite par la Fédération Française de musicothérapie : « La musicothérapie est une pratique de soin, d’aide, de soutien ou de rééducation qui consiste à prendre en charge des personnes présentant des difficultés de communication et/ou de relation. Il existe différentes techniques de musicothérapie, adaptées aux populations concernées : troubles psychoaffectifs, difficultés sociales ou comportementales, troubles sensoriels, physiques ou neurologiques. Elle utilise la médiation sonore et/ou musicale afin d’ouvrir ou restaurer la communication et l’expression au sein de la relation dans le registre verbal et/ou non verbal ».

Stimuler l’ouïe des bébés malvoyants

La stimulation de l’ouïe me semble très importante pour Youna. Il faut trouver des façons de faire émerger l’envie de se déplacer et de découvrir le monde. Il faut garder en tête que le son est une stimulation intéressante mais ce n’est pas suffisant pour donner l’envie au bébé de se déplacer. Si on baisse le son, le bébé ne l’entend plus et s’en désintéresse.

Mais la musicothérapie ne s’arrête pas à l’écoute de musique et de d’instrument. Pour Youna c’est un moyen de communication et de détente.

La musicothérapie une thérapie sans les blouses de docteur

De tous les rendez vous médical, je voulais offrir à Youna une activité. Je trouve que notre séance hebdomadaire de musicothérapie remplie parfaitement cette mission. C’est une thérapie, mais cela ne se ressent pas du tout et Youna adore !!!

Avant de me lancer dans le deuxième rendez vous je me suis sérieusement demandée comment savoir si Youna apprécie, si je n’en fais pas trop, même le week-end…

Après en avoir discuté avec plusieurs personnes j’en ai conclu que Youna me le fera comprendre et… elle est ravie à chaque séance.

Après toute ces éloges je suis obligée de vous annoncer le prix, qui malheureusement n’est pas remboursé. C’est bien dommage, car ce n’est pas une activité de confort c’est une réelle thérapie qui apporte pour les bébés malvoyants ou prématurés des stimulations variées.

Les séances de Camille coûtent 30 € par ½ heure. Mais si vous testez et que ça vous plaît vous pouvez peut être demander des séances en cadeau, quand la famille ou les amis vous demandent qu’est ce qu’a besoin votre petit bébé ?

Après 4 mois des résultats visibles

Je vous propose la petite vidéo pour vous faire un petit résumé d’une séance de musicothérapie pour Youna. Concrètement, pour Youna, Camille a réussi à mettre en place une interaction avec elle. Par exemple, lors des premières séances Youna était juste très attentive. Alors qu’aujourd’hui Youna a compris, par exemple, que lorsqu’elle secoue les maracas, Camille chante et quand elle s’arrête, Camille ne chante plus. Ça paraît simple, mais je vous assure que c’est 3 mois de travail.

Petites questions à Camille, notre musicothérapeute préférée :

Quelle différence entre l’éveil musical et la musicothérapie ?

L’éveil musical c’est la découverte et sensibilisation à la musique. Son objectif sera ludique.

La musicothérapie c’est l’utilisation de sons, de musiques, d’instrument à des fins thérapeutique. Son objectif sera d’améliorer ou de maintenir les capacités (physique, mentale, motrice) de l’enfant.

Est ce que si on pratique il faut que ça soit régulier ?

Comme toute thérapie l’impact se fait sur la durée des séances. La régularité, la répétition est importante pour une bonne évolution.

Comment évaluez vous l’impact des séances sur l’enfant ?

L’objectif des séances pour le petit bébé plume est de rentrer en interaction, émettre des sons, maintenir son attention sur la médiation utilisée, réinvestir son corps (circuits neuronaux absent à recréer) à l’aide de production ou d’écoute musicale.

Mon évaluation va être de me rendre compte si les objectifs fixés sont en cours d’acquisition ou atteints.

Pour quelles pathologies la musicothérapie est adaptée ?

Le musicothérapeute s’adapte à toutes les pathologies qu’on peut lui proposer. Petit rappel c’est une thérapie non verbale qui utilise les instruments, la voix, les sons, les vibrations pour aider le patient à s’ouvrir sur le monde.

Source : www.regard-de-bebe-plume.com

La Musicothérapie : la connaissons-nous vraiment ?

La Musicothérapie : la connaissons-nous vraiment ?La musicothérapie : comment la définit-on ? La musique soigne-t-elle vraiment et comment ? Y a-t-il des musiques qui ont plus d’effets bénéfiques sur certaines pathologies que d’autres ? A l’occasion de la Journée mondiale de la musicothérapie, le neuropsychologue Hervé Platel donne quelques éléments de réponse.

Nous l’associons un peu rapidement à l’hypnose, à la sophrologie, ou à la simple relaxation. Mais au fait, savons-nous exactement ce qu’est la musicothérapie, comment elle est pratiquée et quels sont ses applications ? Le simple fait d’écouter la musique au casque dans le métro bondé en rentrant à la maison, par exemple, est-ce de la musicothérapie ?

Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’Université de Caen est l’un des premiers à avoir identifié les réseaux cérébraux impliqués dans la perception et la mémorisation de la musique, et notamment sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Par rapport à la définition de la musicothérapie, il est catégorique :

« La simple exposition d’un sujet à l’écoute de la musique n’est pas de la musicothérapie. On parle de la musicothérapie lorsqu’il s’agit de l’application des soins dans un contexte thérapeutique, avec l’intervention d’une personne qualifiée – d’un musicothérapeute. Trois paramètres sont importants : l’histoire du patient et les spécificités de sa pathologie, les caractéristiques de la musique choisie et la relation avec le thérapeute. »

Utilisée à l’origine pour apaiser les souffrances psychiques, la musicothérapie était surtout un moyen de relaxation ou de renforcement de l’estime de soi. Avec l’évolution de la discipline, son champ d’application a été élargi : aujourd’hui elle est largement utilisée pour stimuler les fonctions intellectuelles ou cognitives.

« On rencontre aujourd’hui deux applications principales : une application active, lorsque l’intervenant travaille avec des sujets en groupe ou en individuel autour de la pratique instrumentale, et une application réceptive, qui est basée sur la relaxation par la musique avec la médiation du thérapeute. La première technique favorise l’expression de soi, facilite la communication ou peut participer à la resocialisation de certains sujets. La technique réceptive est surtout utilisée dans le traitement de la douleur, de l’anxiété et de la dépression par le biais de la relaxation et la détente et par le détournement de l’attention. En relation avec le thérapeute, la musique peut être aussi utilisée comme déclencheur d’un échange verbal sur les émotions qu’elle provoque, elle sert à analyser et prendre conscience des pathologies développées dans une démarche psychanalitique . »

La musique soigne-t-elle vraiment?

Depuis longtemps, les effets bénéfiques sur un champ très vaste de pathologies ont été démontrés de façon empirique. Mais depuis vingt ans, l’évolution des techniques de neuro-imagerie permettent d’identifier précisément les effets et les modifications que la musique peut provoquer dans notre cerveau :

«La musique capte facilement notre attention : dès qu’il y a de la musique dans l’environnement, le cerveau se synchronise très naturellement . Les voies d’entrée de la musique dans le cerveau sont beaucoup plus complexes que celles de la parole, par exemple, et sollicitent différentes régions cérébrales :la musique stimule, relaxe, calme la douleur, mais a aussi la capacité d’augmenter la plasticité du cerveau et de provoquer les modifications au niveau des connections synaptiques. Chez les personnes autistes, qui ont une hypersensibilité à la musique, outre sa fonction de médium de communication, elle a un impact considérable sur les capacités d’attention et de concentration et par conséquent, diminue les troubles de comportement. Dans les cas des patients en rééducation neurologique suite à un traumatisme crânien ou un accident vasculaire cérébral, la musique peut accélérer la récupération de certaines fonctions intellectuelles endommagées : la simple écoute régulière de la musique augmente les capacités attentionnelles et améliore les fonctions défaillantes de la mémoire. »

Une méthode-miracle ? Hervé Platel tient à modérer ses propos :

«Dans le cadre des maladies neuro-dégénératives – du type Alzheimer – la musicothérapie va en effet retarder les effets de la maladie, mais elle n’a pas d’impact sur la guérison en elle-même, la progression de la maladie est inévitable. Par contre, seule la musicothérapie réussit à activer les capacités résiduelles de la mémoire : alors que l’on a l’impression d’avoir les patients qui n’ont plus aucune mémoire, ils arrivent à retenir les mélodies nouvelles et sont capables de les reproduire, alors qu’ils n’en mémorisent pas les paroles.»

Quelles musiques pour quel traitement ?

Même si chaque contexte clinique est différent, le protocole appliqué par le musicothérapeute est très précis quant aux choix des musiques utilisées :

« Rien n’est laissé au hasard. Le patient peut choisir le style de musique qu’il préfère, et l’on l’expose ensuite à une matrice soigneusement élaborée : un enchainement des musiques qui ne lui sont pas familières, dans une logique dite en « U » : stimulant-relaxant-stimulant. On commence par un rythme proche du rythme cardiaque et avec des harmonies riches, pour poursuivre en ralentissant le rythme et en simplifiant le tissu musical, et dans la dernière séquence on revient à un rythme plus soutenu en recompléxifiant les harmonies.»

Outre l’importance de la musique utilisée dans le cadre therapeutique, la relation avec le thérapeute est primordiale : quel est le profil idéal d’un intervenant musicothérapeute, doit-il être musicien ?

« Ce qui est important, c’est que l’intervenant soit formé aux techniques spécifiques en fonction de la pathologie traitée, pour pouvoir s’adapter aux objectifs thérapeutiques du patient. Avant d’être musicien, le musicothérapeute doit connaître les techniques de traitement ou de la rééducation thérapeutique de la pathologie en question : l’approche ne sera pas la même dans le cas de la maladie d’Alzheimer, de l’autisme ou de la prise en charge d’un grand prématuré, tout ceci remis dans un cotexte de l’histoire du patient. »

Une pratique thérapeutique toujours pas reconnue

Même si les applications de la musicothérapie sont très largement répandues dans les hôpitaux ou dans les centres de soin, la reconnaissance de la musicothérapie tarde à venir. L’hétérogénéité des pratiques et des approches complique d’avantage les évaluations objectives des effets que la musicothérapie peut avoir sur la santé.

« Il n’existe pas un cadre institutionnel qui définirait le statut des musicothérapeutes aujourd’hui. La plupart des interventions sont effectuées par des bénévoles, parce qu’il n’y a pas de financement propre à cette discipline. On parle toujours d’une intervention de l’ordre culturel ou de l’animation. Si un établissement souhaite engager un musicothérapeute, il embauchera un aide-soignant ou un infirmier formé à la musicothérapie. La raison principale en est que les effets cliniques de la musicothérapie manquent encore aujourd’hui de preuves scientifiques, de preuves physiologiques de l’impact de la musique sur la santé. Mais les études de validité se multiplient, et l’apport des neurosciences dans les prochaines années y sera déterminant. »

Source : www.francemusique.fr

Cabinet de Musicothérapie Sandrine Bedu